La liste de Haute-Garonne en commun de Georges Méric a confirmé au second tour ses bons scores de dimanche dernier. En raflant 23 cantons sur 27, malgré une abstention monstre de 63,74% au second tour, la liste d’union de la gauche (PS, PCF, PRG, Génération.s, Place publique, Nouvelle donne, Mouvement républicain et citoyen, Gauche républicaine et socialiste), s’arroge 46 sièges sur les 54 que compte le conseil départemental, autant qu’en 2015. Le président du conseil départemental, lui-même réélu dans le canton d’Escalquens aux côtés de la sénatrice Émilienne Poumirol, par 22,8 % du corps électoral, a pu célébrer sa victoire qu’il a attribuée au « rassemblement des forces de gauche ». Un rassemblement qui aura les coudées franches pour les six années à venir, face à une opposition presque inexistante.

Pas de surprise sur l’identité des cantons qui échappent à la liste emmenée par le président socialiste sortant : Toulouse 9 et 10, Villemur-sur-Tarn et Saint-Gaudens. Les quatre mêmes cantons qui manquaient à l’appel au soir du premier tour.

Karine Barrière et Jean-Marc Dumoulin arrivent en tête dans le canton dans le canton de Villemur-sur-Tarn. Le maire de la ville éponyme et la première adjointe au maire de Fronton concourraient sans parti, étiquetés « divers centre », dans la circonscription où ils ont reçu le soutien de seulement 17,5 % des inscrits sur les listes électorales. À Saint-Gaudens, c’est la liste de Jean-Yves Duclos et de Céline Laurenties-Barrère qui remporte le canton. Sous l’étiquette « divers centre », le maire de Saint-Gaudens et la maire de Péguilhanet récoltent les suffrages de 26,5 % des inscrits. L'adjoint au maire de Toulouse Jean-Baptiste de Scoraille et Sophie Lamant renouvellent quant à eux leur mandat dans le canton de Toulouse 10 en recueillant 18,7% des voix des inscrits. Enfin, la liste « divers gauche » de Caroline Honvault et Marc Peré a récolté le soutien de 20,9 % du corps électoral dans le canton de Toulouse 9. La conseillère municipale archipélienne à Toulouse et le maire de l’Union complètent ainsi le quatuor des binômes d’opposition.

Les écologistes, dont les scores talonnaient ceux des socialistes dans les cantons Toulouse 3 et 4, n’ont pas su transformer l’essai et ne remportent finalement aucun siège au conseil départemental.

Un autre classement se dessine au lendemain du second tour, celui des conseillers départementaux les « moins biens élus ». En tête de celui-ci, le canton de Toulouse 6 remporté par Zohra el Kouacheri et Jean-Louis Llorca avec seulement 14,74 % des inscrits sur les listes électorales. Plus généralement, les cantons de Toulouse 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8 et 9 se distinguent en élisant des binômes avec moins de 20 % des inscrits sur les listes électorales. Le canton de Toulouse 8, par exemple a été remporté par Marie Claude Farcy et Vincent Gibert grâce à 5 368 voix sur les 33 953 inscrits, soit 15,8 % des électeurs inscrits.

Les conseillers départementaux ont six ans pour convaincre les électeurs de s'intéresser à leur travail et de revenir aux urnes.