Votre engagement politique remonte à l’année 1976, date à laquelle vous vous engagez contre l’extension du camp militaire du Larzac aux côtés de José Bové. Quels souvenirs en gardez-vous ?
En 1976, j'ai 19 ans. Je tombe sur une petite annonce pour un job d’été parue dans La Gueule ouverte [un hebdomadaire « d’écologie politique et de désobéissance civile », NDLR]. Elle avait été rédigée par un couple installé dans une ferme du Larzac, l’une de celles qui avaient été rachetées par l’armée à Montredon. J’arrive là-bas au début du mois d’août. Il n’y avait pas de route jusqu’à la maison, ni eau ni d’électricité… Les gens pour qui j’allais travailler n’avaient pas un rond : c’était José Bové, sa compagne de l’époque et leur petite fille de neuf mois. Après l’été, je suis revenu dans le Nord pour faire une école d’éducateur spécialisé. Mais tous les deux ou trois mois, le week-end, je retournais au Larzac.

Vous continuez d’ailleurs d’y aller…
Oui. Je suis président de l'association de Montredon, créée en 1987 pour animer et préserver ce tout petit hameau où neuf foyers habitent à l'année. C’est vrai que je suis assez constant dans mes engagements, mais il y a encore des choses à défendre. Quelque chose est resté de la lutte : la société civile des terres du Larzac (SCTL). Elle permet aux personnes qui s’y installent de ne pas acheter la terre ou les maisons puisqu’elles sont considérées comme un bien commun. Dès que quelqu’un s’en va, il y a un appel à candidatures. Le conseil de gérance, composé de paysans du plateau, rencontre les postulants et attribue les terres pour un prêt à usage. J’en ai encore un pour ma maison jusqu’aux 65 ans de ma compagne, dans trois ans.

Marche Larzac
Dominique Plancke (il tient le piquet de la banderole, à gauche sur la photo) lors de la marche Larzac-Paris, en 1978. Photo : collection personnelle DP.

Êtes-vous issu d’une famille de militants ?
Non, mes parents n’étaient pas particulièrement engagés. Je suis le deuxième de dix enfants. Certains de mes frères cadets militent au centre ou à droite dans des municipalités de la métropole lilloise. On n’a plus beaucoup de contacts…

Si vous aviez 17 ans aujourd'hui, quel combat auriez-vous envie de mener ?
Je pense que je serais allé à Notre-Dame-des-Landes, j’aurais aussi participé aux marches pour le climat, un type d’action moins contraignant que de prendre sa carte dans un parti politique et qui correspond peut-être plus à l'air du temps.

« J’ai toujours dit que je ne voulais pas de mandat national. Je voulais rester à Lille, c’était un choix. »

Quelle est la recette pour intéresser des jeunes à la politique ?
(Il rit.) Les laisser tranquilles ! J’ai trois enfants, quatre petits-enfants. Ce qui est bien, c’est qu’on a réussi, avec ma compagne – qui est très engagée elle-aussi, aux Verts d’abord mais aussi dans des associations comme les Restos du cœur – à ne pas trop les dégoûter du militantisme et du Larzac (ils y ont quand même passé presque toutes leurs vacances). Mais ils ont sans doute souffert, comme tous les enfants de militants, de mon manque de disponibilité. C’est aussi pour cela que j’ai toujours dit que je ne voulais pas de mandat national. Je voulais rester à Lille, c'était un choix.

On vous a pourtant pressenti pour être le candidat des Verts pour la présidentielle de 1995…
C’était administratif ça ! J'étais au secrétariat national des Verts et il fallait déposer un nom pour pouvoir ouvrir les comptes de campagne. La seule personne en laquelle tout le monde avait confiance en se disant qu’elle n’allait pas en profiter pour être candidat, c’était moi. Dès que Dominique Voynet a été candidate, on a substitué.

Avec 45 ans de recul, bientôt 50, comment qualifierez-vous cette période Larzac ? Regrettez-vous certaines choses ?
Rien du tout ! Ça a été une école de formation extraordinaire. À 20 ans j’avais déjà fait mes premières déclarations de manif’ à la préfecture, j'avais déjà organisé une exposition anti-militariste et écolo à la Vieille Bourse de Lille – je n’ai toujours pas bien compris pourquoi la mairie nous avait laissé la faire. Le principe était la désobéissance civile non-violente. Il n’y avait pas d’obstacles à ce qu’on pouvait imaginer comme type d'actions, c’était moins formaté qu’aujourd’hui. Il y avait moins de surveillance policière. J'ai campé sous la tour Eiffel, organisé des actions sur la Grand-Place avec des tracteurs et des brebis… J'ai fait plein de choses rigolotes avec le Larzac, comme des bouts de la fameuse marche Larzac-Paris en 1978.

Pourquoi la lutte du Larzac, contre l’extension du camp militaire de 3 000 à 17 000 hectares, a-t-elle fini par une victoire ?
Pour comprendre, je vous invite à regarder Tous au Larzac, ce magnifique film documentaire de Christian Rouaud. Ça a marché parce que les paysans avaient quelques leaders comme Guy Tarlier, un colosse d’1,95 mètre. Lanza del Vasto [un philosophe italien adepte de la non-violence active, NDLR] leur avait suggéré de jouer décalé car, en face, ils avaient des fusils. Ils ont accepté le soutien de militants de l'extrême gauche mais en gardant le contrôle de la lutte. Elle a duré dix ans, il a fallu tenir. Pour eux c'était vital, c'était leur vie, celle de leur famille. L’extension du camp impliquait la disparition d’une centaine d’exploitations agricoles sur une dizaine de communes. Les soutiens étaient vraiment très larges : des cathos, des paysans de la FNSEA, des organisations agricoles… Et puis ils ont bénéficié de l'émergence du mouvement écolo et du mouvement régionaliste occitan.

« Je ne suis pas pour la non-violence passive; je crois à la désobéissance civile. »

La fin du Larzac, on peut la dater de quand ?
C’est 1981, l’élection de Mitterrand. Villeneuve-d'Ascq avait accepté d'être jumelée avec Montredon. Son maire, Gérard Caudron, avait même fait de José Bové un citoyen d’honneur. Un jour, José et sa femme Alice viennent pour un événement à la ferme du Héron et ils me demandent si on ne pourrait pas avoir un rendez-vous avec Mauroy, tout juste nommé Premier ministre. Par Bernard Roman, qui était alors son directeur de cabinet, on décroche le rendez-vous et nous voilà tous les trois – José, Alice et moi – dans le bureau de Pierre Mauroy. Il nous assure que les engagements du président seront tenus. Ça a beaucoup énervé les notables socialistes de l'Aveyron. Ils ne comprenaient pas que ce clampin de José Bové soit reçu par le Premier ministre ! Quinze jours après, le conseil des ministres confirmait l'abandon du projet d'extension du camp militaire.

Il n’y a jamais eu au Larzac d’affrontements comme à Notre-Dame-des-Landes, par exemple ?
Non. La différence majeure, c’est que très peu de paysans étaient concernés à Notre-Dame-des-Landes. Nous, on avait quand même « le serment des 103 » [un accord signé entre 103 paysans le 28 mars 1972, et par lequel ils s’engageaient à rester solidaires dans leur lutte, NDLR]. C’était un groupe important, il y avait de la cohésion.

Sans le recours à la violence, le combat aurait-il été gagné à Notre-Dame-des-Landes ?
C'est difficile de transposer d'une lutte à l'autre. Il n’y a pas de modèle. Moi, je ne suis pas pour la non-violence passive, je crois à la désobéissance civile.

Êtes-vous le « José Bové du Nord » ?
Non, non. Avec José, c’est vrai qu’on se connaît depuis fort longtemps. On a vécu ensemble la période 1976-81 qui était vraiment difficile. Les conditions matérielles étaient épouvantables, on n’avait même pas les moyens de s’acheter du café ! Il fallait vraiment être accrochés... Aujourd’hui nous sommes voisins à Montredon. C'est pratique : il me tond la pelouse avant que j'arrive. Mais quant à être le José Bové du Nord, non... Et puis, on a eu des divergences sur les élections régionales. En juin 2021, par exemple, il a soutenu la candidate du PS en Occitanie, Carole Delga, parce qu’il était copain avec son directeur de cabinet qui avait fait sa campagne présidentielle en 2007.

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Photo : DP.

Comme José Bové, vous avez beaucoup lutté contre les OGM…
Oui. Le fauchage d’OGM, c’est l’essentiel de mon casier judiciaire. À Lille, j’ai eu deux mois de prison avec sursis pour avoir fait partie des « onze d’Avelin » [le 15 septembre 2001, dans le Nord, des militants saccagent un champ de betteraves OGM, NDLR], c’est ma plus grosse condamnation. Il y en a eu quatre ou cinq, en tout. J’ai traversé la France de long en large pour aller faucher des OGM, ça m’a pris beaucoup de temps, je suis allé dans le Sud-Ouest, dans le Loiret…

En 1981-82, le combat du Larzac est réglé et on rentre dans la grande période socialiste. À Lille, Mauroy se dit qu'il y a une carte à jouer avec les écolos…
Ça date même d’un peu avant. De 1977, avec la création de la Maison de la nature et de l’environnement (MNE, l’actuelle MRES) que je rejoins comme stagiaire puis salarié à l'ouverture, en 1979, avant d’en prendre la tête en 1983. L’écologie, ce n’était pas le truc de Mauroy. Mais en 1977, il était poussé par son rival de droite, Norbert Ségard, qui y était beaucoup plus sensible. Mauroy, ce qu’il voit, ce sont les rapports de force électoraux. Il voit des gens qui font 7,5%. Donc, il se dit : « Bon, on va faire avec. » Et il nous offre un beau lieu rue Gosselet. C'est vrai que ça donne des moyens, une reconnaissance, de la visibilité, et la possibilité de rassembler plus largement. Il y a la Ligue des droits de l'homme, les associations de consommateurs comme Que choisir, etc. On était loin de se cantonner à la défense de l'environnement.

En janvier 1984, vous participez à la création des Verts au niveau national…
En effet. Il y avait les Amis de la terre, Pierre Radanne, et tous ceux qui étaient arrivés après comme Guy Hascoët. C’était encore groupusculaire, tout ça ! L'idée de prendre le pouvoir était encore un peu lointaine. Ça a maturé petit à petit, par étapes. Aux municipales de 1989, je deviens adjoint lillois à l’environnement. C’est mon premier mandat. Mais je ne pouvais pas faire grand-chose, d’où le clash de 1993 avec Mauroy. Une majorité de militants – dont j’étais – décident alors de quitter la majorité. Cela se fait un peu difficilement. Lors des élections municipales de 1995, on ne fait pas 5%. Gros échec…On était vraiment dans le creux de la vague. On entendait déjà le discours « il n’y a pas la place pour un parti écologiste autonome, l’écologie doit être dans tous les partis ». Moi, j’y ai toujours cru.

Avec le recul, en 1995, je me dis qu’on aurait pu faire les choses autrement. On a perdu du temps parce qu’on était deux à vouloir être tête de liste - Guy Hascoët et moi. Mais on avait de bonnes raisons, des gens qui nous poussaient l’un et l’autre… On a perdu, ça a été une mauvaise période, les Verts n’allaient pas bien. Certes, il y a eu la parenthèse Marie-Christine Blandin à la présidence de la région Nord-Pas de Calais [de 1992 à 1998], mais on était extrêmement minoritaires. Ça nous a quand même permis d’essayer des choses, en matière de démocratie participative par exemple, de désamiantage des lycées, mais ça n’a pas suivi dans l’électorat.

En 1998, je suis revenu à la région dans des conditions épiques. La personne qui devait être à la place que j’ai finalement occupée avait assassiné l’amant de sa femme. À l’époque, mon idée c’était plutôt de retourner dans la vie professionnelle. Je n’avais plus envie d’être élu. J’étais plus à l’aise dans l'organisation, dans l’idée de former de nouveaux militants.

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Avec Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot lors d'un rassemblement les salariés de Continental, le 13 janvier 2010 à Amiens. Photo : Archives DP.

La vraie relance du courant écologiste, c'est la « gauche plurielle », en 1997 ?
Oui. Avec l'arrivée de députés écologistes et même d’une ministre, Dominique Voynet, on acquiert une crédibilité dans l'opinion. Des gens nous rejoignent parce qu’ils considèrent que nous ne sommes pas voués à la marginalité en permanence. Et petit à petit on y arrive ! Pour moi, l'élection à Lille de six conseillers départementaux écologistes contre des socialistes sortants sur un scrutin binominal, en juin 2021, c’est quand même un signe. À peu de choses près, l'année d'avant, on remportait l'élection municipale… Enfin bon, entre 2001 et 2019 il y a eu des hauts et des bas. Ça a été une phase de construction, de formation aux fonctions d'élus dans les conseils municipaux ou régionaux, d’échanges sur les politiques menées dans les villes conquises par les Verts.

Qu’est-ce qui fait le plus souvent défaut en matière de formation des élus ?
Beaucoup d’élus écologistes viennent du milieu associatif. Or le rythme d’une municipalité, c’est le moyen-long terme. Il faut le leur apprendre pour éviter qu’ils se découragent au bout d’un an ou deux en se disant « ça n’avance pas, qu’est-ce que je suis venu faire là-dedans ? ». Il faut aussi qu’ils se rendent compte de la nécessité de travailler avec les services, mais sans s’y substituer.

Lors des municipales lilloises de 2020, vous étiez le directeur de la campagne d'Europe Écologie Les Verts. Comment avez-vous vécu cette défaite sur un fil ?
La soirée du 28 juin [second tour] a été très difficile à vivre. Même si j’essayais de calmer tout le monde en répétant qu’il fallait attendre les résultats finaux, l’ascenseur émotionnel est fort quand on vous annonce gagnants pendant presque une heure au niveau national. Les conditions de l’entre-deux tours, avec le Covid, ont vraiment été très très difficiles. On ne savait pas si on devait reprendre la campagne et on voyait la maire utiliser tous les espaces possibles.

Les négociations de l’entre-deux-tours se sont arrêtées un lundi soir… et le mardi midi c’est le couvre-feu. À l’époque, je me suis dit qu’il fallait quand même reprendre contact avec les socialistes. J’envoie un SMS à Audrey Linkenheld et, en retour, j’ai la dépêche AFP qui m’indique qu’ils ont décidé de ne pas reprendre les négociations. En gros, Martine Aubry ne voulait pas de nous. Elle voulait faire son dernier mandat sans écolo, tout ça l’emmerdait.

Martine Aubry broie-t-elle les écolos ?
Elle a broyé tout le monde. Lors de son premier mandat (2001-2008), les trois premières années ont été assez agréables. Son souci, c’était de s’appuyer sur nous pour broyer les anciens socialistes ! Elle nous a relativement laissé tranquilles au début, même si le soir du premier tour de 2001, elle ne voulait pas fusionner malgré nos 15,5 %. Heureusement, Jacques Delors et Pierre Mauroy lui ont dit « les chiffres sont les chiffres ! » et on a fini par trouver un accord. Lors du deuxième mandat (2008-2014), ça a été compliqué. Quant au dernier (2014-2020) - que je n’ai pas vécu -, il a été épouvantable.

En 2001, on ne demandait rien à personne pour faire des conférences de presse. Ça s'est vraiment refermé d'année en année. Aujourd'hui plus aucun élu n’a le droit de s'exprimer sur rien. L'autonomie par rapport au maire n’existe plus du tout. Avec Mauroy, c'était pareil à la fin. Au bout de trois ou quatre mandats de maire, on finit par avoir des routines, on se dit qu’on n’a pas besoin des autres.

Le vote écolo passe souvent pour un vote « bobo ». Comment faut-il faire pour intéresser des gens issus de classes plus populaires ?
Déjà, il faut se méfier des clichés. Nous sommes quand même les seuls à avoir présenté quelqu’un au RSA sur la liste municipale. C’est vrai que sur le climat, on mobilise surtout des générations plus jeunes et mieux formées. Mais je connais beaucoup de gens qui votent écologistes et qui ne sont pas forcément des CSP+. C'est caricatural qu’Aubry dise « j’ai perdu parce que les gens de Lille-Sud ne sont pas allés voter ». Le principal problème, c’est que les gens inscrits sur les listes n’habitent plus là. Il y a un défaut de mise à jour des listes électorales dans les quartiers. La mal-inscription, c’est une vraie plaie à Lille. Après le vote « bobo », je ne sais pas ce que ça veut dire. On est toujours le « bobo » de quelqu'un.

Lille, fief socialiste, c’est terminé ?
Ce mandat, franchement, je ne sais pas comment Martine Aubry va le finir. De toute façon, c’est nous qui gagnerons la prochaine fois ! Ça tombe bien, il n’y a personne en face : Aubry n’a pas de successeur. Elle met toujours en avant Audrey Linkenheld, Charlotte Brun et Arnaud Deslandes, mais bon… Le PS, à Lille, cela ne représente plus rien. Il n’y a plus de militants socialistes, c’est un peu dramatique.

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Avec la militante écologiste lilloise Lise Daleux. Photo : DP.

Et les écologistes ? Combien de bataillons ?
On a 150 militants encartés à Lille-Lomme-Hellemmes. Ça a bien augmenté. Surtout, on arrive à les garder ce qui n’était pas le cas avant. Mais c'est vrai que c'est ridicule par rapport aux 1 200 encartés du PS d’autrefois. Notre force pour les élections municipales, c’est qu’on a un réseau de gens qui ne sont pas cartés mais qui viennent pour la campagne. Depuis le Covid on a quand même un drôle de climat politique. C’est atone…

Quelle est la plus grande satisfaction de votre carrière politique ?
L’abandon du projet d’extension du camp militaire du Larzac en 1981, évidemment, même si ça commence à remonter... Mais quand j’étais président de la commission transport à la région Nord-Pas-de-Calais, entre 1998 et 2015, c’était aussi très intéressant. J’ai passé des centaines d’heures à animer des comités de lignes dans des endroits et à des heures impossibles. C’était extrêmement prenant, c’est clair, mais j’en garde un bon souvenir ; ça a été vraiment très enrichissant.

Maintenant que vous êtes dégagé de vos obligations professionnelles, allez-vous migrer vers le Larzac ? Vous verra-t-on encore dans la région ?
C’est une bonne question. Je vais sans doute passer plus de temps dans le Larzac, tout en gardant toujours un œil sur la formation des élus [Dominique Plancke a longtemps dirigé le Cedis, un organisme agréé pour la formation des élus locaux, NDLR]. C’est important pour permettre à n’importe qui de devenir élu sans avoir forcément fait Sciences Po.

Je vais également poursuivre mon engagement auprès du collectif solidarité Roms et gens du voyage de Lille. Dans la métropole, leur situation reste scandaleuse. C’est pareil partout en France : plein d’études récentes montrent que tous les terrains qui leur sont dédiés sont relégués près des déchetteries. Il s’agit de mise en danger de la vie d’autrui.

Une autre activité que je compte garder, c’est les visites guidées des quartiers de Lille. Depuis 1995 j’en organise une tous les deux mois, histoire de constater les évolutions de la ville, voir ce qui va et ce qui ne va pas, rencontrer des gens et des associations. La marche à pied, ça reste le meilleur moyen de connaître la ville !

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Dominique Plancke milite au sein du collectif solidarité Roms de Lille depuis 2010. Photo : DP.