Votre engagement politique remonte à l’année 1976, date à laquelle vous vous engagez contre l’extension du camp militaire du Larzac aux côtés de José Bové. Quels souvenirs en gardez-vous ?
En 1976, j'ai 19 ans. Je tombe sur une petite annonce pour un job d’été parue dans La Gueule ouverte [un hebdomadaire « d’écologie politique et de désobéissance civile », NDLR]. Elle avait été rédigée par un couple installé dans une ferme du Larzac, l’une de celles qui avaient été rachetées par l’armée à Montredon. J’arrive là-bas au début du mois d’août. Il n’y avait pas de route jusqu’à la maison, ni eau ni d’électricité… Les gens pour qui j’allais travailler n’avaient pas un rond : c’était José Bové, sa compagne de l’époque et leur petite fille de neuf mois. Après l’été, je suis revenu dans le Nord pour faire une école d’éducateur spécialisé. Mais tous les deux ou trois mois, le week-end, je retournais au Larzac.

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