Municipales : « Emmanuel Macron ne parviendra pas à nationaliser ces élections »

[LES ENTRETIENS DE L’ÉTÉ] Directeur du centre de recherches de Sciences Po, Martial Foucault analyse les nouveautés et les permanences du prochain scrutin municipal. En mars 2020, la surprise viendra plutôt des Verts et du Rassemblement national que du parti présidentiel, selon lui. Quant aux maires des « vieux partis » PS et LR, ils devraient limiter la casse.

Martial Foucault, 14 janvier 2017, Paris.
Martial Foucault, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Photo Elise Colette.

S’appuyant sur une récente étude réalisée en partenariat avec l’Association des maires de France, le directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) Martial Foucault n’anticipe pas de rejet des élites municipales en 2020. Bien au contraire ! Alors que l’abstention bat des records élections après élections, de même que la professionnalisation du personnel politique ne cesse de croître, il met toutefois en garde les élus des grandes villes qui seraient tentés de se gargariser de ce sondage pour s’en laver les mains. La préservation de l’environnement et l’instauration de nouvelles pratiques politiques plus inclusives seront deux enjeux majeurs de la prochaine bataille municipale. Et, à l’entendre, les maires seront contraints de changer de postures pour parvenir à relever ces deux défis et conserver à l'avenir la confiance de nos concitoyens.

L’étude que vous avez rendue publique début juillet démontre une grande satisfaction des citoyens envers leur maire. Serait-ce la fin du « dégagisme » ?             

J’ai été extrêmement surpris que 75 % des sondés jugent le bilan de leur maire « positif » voire « excellent ». Je sais bien que, pour beaucoup de nos concitoyens, le maire est l’interlocuteur auquel on accorde une véritable confiance… sans trop savoir pourquoi d’ailleurs ! Mais, tout de même, ce satisfecit m’interroge après la vague de . . .

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Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 10 minutes

Par Adrien Disson et Jacques Trentesaux