Plainte pour diffamation : ma visite surréaliste chez les gendarmes

Comme auteur d’une enquête sur une municipalité du Grand Lyon, je viens d’être convoqué par la gendarmerie suite au dépôt d’une plainte pour diffamation du maire mis en cause. Mon audition s'est révélée cocasse.

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“Avez-vous des tatouages ou des cicatrices ? », m’interroge le gendarme. Si je m’attendais à ce qu’on me pose cette question dans l’exercice de mon métier de journaliste… À part la trace d’une très ancienne péritonite qu’on ne distingue presque plus, je n’ai rien à déclarer à Monsieur l’agent.

Ce jeudi matin, je me trouve dans les locaux d’une gendarmerie de l’agglomération lyonnaise. Le maire d’une commune du Grand Lyon n’ayant pas apprécié une de nos enquêtes, je fais l’objet d’une plainte pour diffamation – ainsi que le directeur de la publication Jacques Trentesaux – qui se traduit par une commission rogatoire. En matière de délit de presse, l’instruction est obligatoire.       

Quelques jours auparavant m’attendait dans la boîte aux lettres de mon domicile une feuille volante avec pour en-tête « la Gendarmerie nationale, une force humaine ». Je suis invité à prendre contact avec l’adjudant P., officier de police judiciaire. Le tout est frappé d’un tampon rouge « URGENT ».

«Votre intention ? Dénigrer le maire ?»

Me voici donc devant l’adjudant en question. Il me demande de décliner l’identité de mes parents (« nom, prénoms, nom de jeune fille de votre mère »), avant d’entrer dans le vif du sujet : comment ai-je procédé pour préparer mon article, qui ai-je rencontré, etc. Mes réponses sont courtes et évasives : la loi, en France, garantit à la presse le secret des sources. « En dehors des personnes citées dans l’enquête, je n’ai pas d’autres noms à vous transmettre », rétorque-je au gendarme.

Mon audition prend ensuite un tour plus surréaliste. « Quelle était votre intention en écrivant cet article ? Dénigrer le maire ? Lui nuire ? », me lance mon interlocuteur. « Euh… non, seulement informer mes lecteurs ». Me revient en tête le souvenir d’Au Poste !, l’excellent et loufoque film de Quentin Dupieux. Mais revenons à la gendarmerie : « Vous a-t-on remis des documents ? ». Diantre ! L’affaire qui nous occupe est pourtant loin d’un Watergate ou d’un Wikileaks…
« – Comme pour tout article, j’ai réuni une documentation, je ne peux pas vous en dire plus.
– Et si je vous dis : Campanile de la Part-Dieu ? »

Pour la préparation de mon enquête, j’avais rencontré un élu, cité dans l’article, au café du Campanile de la Part-Dieu. De mémoire, il avait un train à prendre après notre interview, pour raisons professionnelles, d’où le lieu du rendez-vous. Pour préparer notre entretien, cette personne, qui a donc été auditionnée auparavant par l’adjudant, avait imprimé des procès-verbaux de conseils municipaux et des délibérations. En termes de « documents », on ne fait pas plus public !

Mi-interloqué, mi-amusé, je reprends : « Oui, j’ai réalisé une interview dans un café, ça m’arrive tous les jours ou presque… » « De toute façon, ça n’ira pas bien loin cette histoire, si vous voulez mon avis », commente le gendarme qui imprime mon audition et me la donne à signer, avant de me confier à un collègue pour un relevé anthropométrique.

Les doigts, les paumes et les phalanges

Je l’interroge : « Est-ce franchement nécessaire de prendre mes empreintes pour cela ? » J’ai ma réponse : « C’est dans la procédure pénale. Vous pouvez refuser mais c’est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ». Je vérifierai ultérieurement : c’est bien écrit à l’article 55-1 du code de procédure pénale

Pour l’heure, j’imprègne mes dix doigts sur un encrier, mais aussi les paumes de mes mains et toutes mes phalanges. « Gardez le poignet souple », me conseille le gendarme en charge de l’opération. Il me prend aussi en photo, de face, de profil, avec mes lunettes, sans. Et s’enquiert donc de mes potentiels tatouages et cicatrices.

On m’apporte du savon pour mes mains noires d’encre – « faites gaffe, ça tache les vêtements » – avant de me laisser partir. Deux heures et demi de perdues, entre l’audition et le temps passé pour m’y rendre, mais me voilà fiché !

Si vous souhaitez nous adresser des documents en passant par une plateforme sécurisée et anonymisée, rendez-vous sur pals.mediacites.fr

Point final.

28 COMMENTAIRES

  1. Vous avez subi le sort de beaucoup, pour ne pas dire tous, les lanceurs d’alerte.

    Vous avez dérangé le microcosme municipal de cet édile. Ne cédez rien! Enquêtez! Dénoncez!

    Ce qui m’inquiète c’est cette insistance à vous demander si vous avez des tatouages ou des cicatrices…cela pourrait ressembler à une dénonciation calomnieuse, de faits ou d’actes commis par une personne avec des tatouages ou des cicatrices.

    Conservez bien tous vos agendas, vos notes et vos enregistrements…car en cas de coup monté, ces éléments peuvent vous servir à vous défendre.

    Bon courage.

    ED

    • Non, les photos anthopométriques comportent les points particuliers (tatouages, piercing, cicatrices). Pas besoin de voir le mal partout, ca fait parti de la procédure.
      Le procédé est le même pour toute personne “mise en cause” dont l’infraction prévoit le relevé.

    • “Conservez bien tous vos agendas, vos notes et vos enregistrements… car en cas de coup monté, ces éléments peuvent vous servir à vous défendre.”
      J’aurais plutôt conseillé : Conservez bien PLANQUÉS tous vos agendas, vos notes et vos enregistrements… Si on protège ses sources, il ne faut rien laisser trainer qui puisse servir à les identifier.

    • Bonjour,
      La police lui a demandé si il avait des tatouages car dans le PV ou se trouve ses empreintes, se trouve une description physique de l’intéressé, donc tatouage, cicatrice, strabisme etc.

      Tout cela part dans un fichier, utilisé par les forces de l’ordre uniquement pour les enquêtes.

    • Bonjour,
      Merci pour votre message. Les questions sur d’éventuels tatouages et cicatrices font partie du relevé anthropométrique, comme écrit dans l’article, car il s’agit de signes distinctifs.
      Bien à vous,
      Nicolas Barriquand / Mediacités

      • Stupéfait par certains commentaires émanant manifestement de trolls mandatés par le clan de ce maire du nord de l’agglomération bien connu pour ses opérations immobilières. Le journaliste ne dénonce rien, il se borne de raconter avec intelligence et humour une expérience surréaliste suite à une action en diffamation tout aussi surréaliste d’un maire qui ne supporte pas que l’on s’occupe de la soupe qu’il fait cuire avec ses amis sur son réchaud. Allez, je risque moi aussi une action en diffamation …. Vive la liberté de la presse !

  2. C’est une honte ! On veut museler les journalistes d’investigations afin d’agir en toute impunité et dans la plus stricte illégalité ! Courage aux lanceurs d’alertes !

    • Museler ? Mais arrêtez un peu de vous croire toujours victime. Quand une plainte est déposée contre quelqu’un, cette personne est obligatoirement entendue, c’est comme ça. Ça ne veut pas dire qu’elle est condamnée, on se calme. Cessez de monter sur vos grands chevaux et lisez le code de procédure pénale, vous comprendrez qu’il est le même pour tout le monde et que non, personne n’a rien contre vous.

  3. Vous partez du principe que vous n’avez pas diffamé l’élu, l’enquête le dira. En attendant vous faites l’objet des formalités anthropométriques comme tout mis en cause.
    Il n’y a là rien de surréaliste ……
    Maintenant si vous considérez qu’un journaliste doit être à l’abri de ce genre de plainte parce que vous ne pouvez pas vous tromper …. C’est un autre débat.
    Quant à l’interrogatoire il obéit à un certain formalisme qui n’apparaît jamais dans les séries TV, d’où votre incompréhension. Peut-être.

  4. Procédure normale, plainte donc enquête . Être journaliste ne veut pas dire passe droit.
    Demain le maire dans son trimestriel de sa commune, vous dénigre , vous aurez les mêmes droits et lui les mêmes obligations.

    Sans cesse a critiquer notre justice , notre police , n’oubliez jamais , vous avez un passeport , demandez asile politique en Corée du Nord …

    • Quelle nuance !
      Donc on critique, on s’interroge, on doit donc partir jusqu’en Corée ?
      Ou plutôt espérer, revendiquer le progrès …
      Juste pour dire, la France est 34 dans le classement sur la liberté de la presse… devant nous il y a des pays comme la Suède, l’Autriche, mais aussi l’Uruguay, le Surinam, le Costa Rica… Oui les journalistes ont des obligations, mais aussi beaucoup d’entraves dans un pays qui se dit développé comme nous. Je pense qu’une démocratie se porte bien quand la presse peut faire son devoir sans entrave.
      C’est justement parce que c’est notre police, notre justice que nous DEVONS la critiquer et être vigilant et exigeant avec elle. C’est la seule manière de lui rendre hommage, l’exigence qu’elle soit irréprochable.

  5. Rien de plus qu’une banale audition de mis en cause dans une banale brigade de gendarmerie. Comme il y en a des milliers tous les jours partout en France.
    Aussi palpitant que de lire une vache racontant qu’elle a vu passer un camion…. que c’est palpitant.

  6. Il fallait bien écrire un article là-dessus, c’est sûr.. Aucun intérêt, les gendarmes ont fait leur travail, ni plus ni moins. Vous tentez seulement de vous rendre intéressant. Raté. Non, en vous lisant, on ne se dit pas “bouh les méchants gendarmes” ni “oh le pauvre”. C’est normal, c’est tout.

    • Bonjour,
      Notre rubrique “La Fabrique” a simplement pour mission de raconter les coulisses de Mediacités. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à quiconque. Simplement de relater une expérience (de plus en plus courante pour les journalistes) dont les lecteurs n’ont pas forcément conscience qu’elle fait partie de la vie d’un média.
      Bonne journée,
      Hadrien pour l’équipe Mediacités

    • Bonjour,
      Merci pour votre message. Aucun intérêt, ni envie de “se rendre intéressant”. Une plainte contre notre journal, c’est toujours du temps, de l’argent et de l’énergie perdus. Donc, on s’en passe volontiers !
      Comme écrit par mon camarade Hadrien, La Fabrique a pour vocation de raconter dans quelles conditions nous exerçons notre métier à Mediacités, en toute transparence.
      Par ailleurs, détrompez-vous, cette audition n’était pas aussi “normale” que vous le pensez. En matière de délit de presse, même dans le cadre d’une commission rogatoire, un officier de police judiciaire n’a pas à tenter de connaître les sources d’un journaliste. Notre démocratie a prévu dans la loi un garde-fou pour protéger la presse avec ce qu’on appelle “le secret des sources”.
      Enfin, bien que la prise d’empreintes (et le reste) soit prévue dans le cadre d’une procédure pénale, nous avons estimé qu’elle n’en restait pas moins pertinente à porter à la connaissance de nos lecteurs.
      Bien cordialement,
      Nicolas Barriquand / Mediacités

  7. Tiens, y a des “pas d’accord”… bigre, la Corée du Nord, tout de même, on ne fait pas dans la dentelle! C’est un argument, sans doute? J’aime bien les trolls… ils ont toujours des idées originales, dans le genre “allez donc faire un tour à la case prison du jeu de l’oie”. Jamais ils ne suggèrent le paradis des canards sauvages. Liberté, que n’écrit-on pas sur ce mur!

  8. Bonsoir Confrère,

    Nous constatons, avec stupéfaction, que les forces de l’ordre sont de plus en plus utilisées pour faire pression sur les journalistes.
    Avez-vous eu accès à l’intégralité de la procédure ? Quel procureur a mandaté les gendarmes ?
    Les journalistes ne sont certes pas au dessus des lois, mais, comme par hasard, les convocations se multiplient ces temps-ci : DGSI, IGPN, gendarmeries etc.
    Il est rare qu’il y ait des suites vue l’inanité des griefs allégués. Mais, en attendant, ils sont fichés !

    C’est pourquoi le SNJ et l’Association de la presse judiciaire (APJ) ont publié un « Guide de défense du journaliste », téléchargeable sur SNJ.fr
    N’hésitez pas à nous informer des suites,

    Bon courage
    Dominique Pradalié
    Journaliste
    Secrétaire générale
    SNJ

  9. Il paraîtrait, que si aucune sanctions ni amende n’est retenue, les empreintes photos teste ADN et autres renseignements sont systématiquement détruit.
    Est ce vrai ?
    Merci.

    • Cela m’étonnerait, une fois qu’ils les ont les empreintes et tout le reste est fiché, c’est comme actuellement avec l’application stop covid, c’est trop beau pour le gouvernement de pouvoir par la suite de continuer à nous surveiller

  10. Aujourd’hui et de plus en plus,, et alors avec ce gouvernement bientôt plus aucune liberté de d’expression.
    Donc, bravo à ces journalistes et autres personnes qui nous disent la vérité et nous mettre au courant.
    Pour ma part, je veux aussi ALERTER SUR LA MAUVAISE FOI DES ASSUREURS ET DE LEURS EXPERTS ET TOUT CELA UNIQUEMENT POUR LEUR PROFITS.
    Cela fait presque 10 ans que je me bats avec eux ayant gardées des séquelles corporelles et ses effets secondaires ( Accident causé par une tierce personne en excès de vitesse en ville ) de cet accident je suis depuis une personne HANDICAPÉE ( C’EST UNE HONTE ) JE NE SUIS PAS MÉCHANTE MAIS JE LEUR SOUHAITE AFIN QU’ILS CONNAISSENT CE QUE JE VIS EEPUIS CELUI-CI ( UN ENFER )

  11. Mr Macron soutient ses chers amis, les grands patrons du CAC 40 et ses mêmes Compagnies d’Assurance et autres.
    Au détriment de personnes comme moi qui paient des Assurances, se retrouvent HANDICAPÉES A VIE ET DOIVENT SE BATTRE PENDANT PLUSIEURS ANNÉES POUR FAIRE VALOIR LEURS DROITS.
    EN FAISANT TOUT POUR ÉTRANGLER FINANCIÈREMENT, PSYCHOLOGIQUEMENT ET PHYSIQUEMENT CES MÊMES PERSONNES QUI DE PAR LEURS SÉQUELLES SONT DÉJÀ BIEN BAS.
    QUI DOIVENT SE BATTRE ÉGALEMENT POU NE PAS BAISSER LES BRAS ET FAIRE UN ACTE DÉSESPÉRÉ.
    JE N’AI PAS LE DROIT, J’AI DES ENFANTS, PETITS ENFANTS ET ANIMAUX.
    LORS DE CET ACCIDENT CAUSE PAR UNE TIERCE PERSONNE EN EXCÈS DE VITESSE EN VILLE ( DE PLUS ELLE N’AVAIT NI VU LE FEU ROUGE, NI LE CAMION DEVANT MOI, NI MOI-MÊME) ET AU LIEU DE FREINER ELLE A ENCORE ACCÉLÉRÉ.
    DONC, LORS DE CET ACCIDENT JE TRAVAILLAIS, JAMAIS AUCUN PROBLÈME DE SANTÉ, J’ÉTAIS CHEF DE FAMILLE SEULE AVEC 2 ENFANTS ENCORE À MA CHARGE, ET DE PAR LES SÉQUELLES ET SES EFFETS SECONDAIRES QUE J’AI GARDÉE DE CELUI-CI JE NE PEUX PLUS TRAVAILLER ET CES MÊMES ASSURANCES M’ONT LAISSÉ SEULE AVEC 2 ENFANTS À CHARGE ET AVEC MES OBLIGATIONS ET RESPONSABILITEES ( LOYERS, ALIMENTATION ETC…….) ENVERS MES ENFANTS ET MES ANIMAUX.
    AVANT CET ACCIDENT J’AVAIS UNE VIE AVEC DES RESPONSABILITEES ET OBLIGATIONS ENVERS LES MIENS ET APRES CET ACCIDENT J’AI TOUJOURS LES MÊMES RESPONSABILITÉS ET OBLIGATIONS ( LA SEULE DIFFÉRENCE C’EST AVANT J’ÉTAIS UNE PERSONNE VALIDE ET QU’APRÈS CELUI-CI JE SUIS UNE PERSONNE HANDICAPÉE, SEULE ET SANS REVENUS )
    UNIQUEMENT LA AAH
    DE LA PART DES ASSURANCES IL Y A NON ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER ET MISE EN DANGER DE LA VIE D’AUTRUI.
    C’EST UNE HONTE ET BIEN PIRE, ILS PEUVENT FAIRE DU PROFITS SUR LE DOS DES ADHÉRENTS QUI SE RETROUVENT HANDICAPÉS A VIE ET DOIVENT EN PLUS SE BATTRE.
    JE TIENS JUSTE À SIGNALER CAR CELA PEUT VOUS ARRIVEZ OU À UN DE VOS PROCHES, ( DEPUIS CET ACCIDENT J’AI PEUR POUR MES PROCHES) CAR JE N’AURAIS JAMAIS IMAGINÉ QUE EN CAS DE SINISTRE ON PUISSE AUTANT S’ÉPUISER ( C’EST LÀ DESSUS QUE COMPTE LES ASSURANCES )
    CELUI-CI EST LE COMBAT DE MA VIE ( PIRE QU’UN DIVORCE )
    EN PLUS DE GARDER DES SÉQUELLES ET SES EFFETS SECONDAIRES JE SUIS DOUBLEMENT VICTIME

  12. LA SEULE CHOSE OU MR MACRON A RAISON C’EST
    SI L’ON NE TRAVAILLE PAS ON N’EST PERSONNE,
    POUR MA PART J’AI TOUJOURS TRAVAILLÉE DANS MA VIE,
    ET DE PART CET ACCIDENT QUI M’A RENDU HANDICAPÉE, JE ME SENS INUTILE, ET NE SUIS PLUS PERSONNE, J’AI HONTE DE LA PERSONNE QUE JE SUIS DEVENUE ET AI LA RAGE, COLÈRE ET HAINE ENVERS LA PERSONNE RESPONSABLE DE CET ACCIDENT QUI ÉTÉ EN EXCÈS DE VITESSE EN VILLE ET QUI DE PLUS AU LIEU DE FREINER ELLE A ACCÉLÉRÉ ET ENVERS LES ASSURANCES QUI AU LIEU DE VOIR LA SITUATION DE LA VICTIME ( NE VOIENT QUE LEURS PROFITS ET JOUENT SUR LA FATIGUE PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE DU COMBAT SUR LE TEMPS)
    POUR MA PART IL EST VRAI QUE JE SUIS ÉPUISÉE, JE NE LE SOUHAITE À PERSONNE, UNIQUEMENT AUX ASSURANCES ET À LEURS EXPERTS

  13. Questions ubuesques du gendarme certes, procedure ou pas, mais essayez, vous, de déposer une plainte !
    D’abord le gendarme vous en dissuadera en minorant les faits dont vous vous plaignez de façon à orienter la plainte en dépôt de main courante au prétexte d’éviter une calomnie de votre fait , réellement car ça oblige à une enquête, donc du travail.
    Quant à la main courante, ça ne sert à rien.
    Que voila un beau sujet d’enquête journalistique, non ? !

  14. Je suis davantage surpris par les commentaires que par l’article en lui-même…

    Merci pour cet article qui permet effectivement de mieux appréhender la réalité du métier de journaliste et les obligations auxquelles vous pouvez être exposé.
    2H30 ça fait long et c’est fastidieux, j’espère que ça n’arrive pas tous les jours…

    Personnellement, je n’ai jamais été mis en cause pour diffamation et ça ne fait pas très envie! 😀
    Bonne continuation à vous!
    Théodore

  15. Bonjour M. Barriquand
    Voyant un peu de quoi il s’agit je ne doute pas que, comme vous l’a dit ce sympathique gendarme, “l’affaire n’ira pas bien loin” et la plainte de l’élu se sentant outragé sera classée sans suite.
    J’espère donc qu’ensuite vous n’oublierez pas l’élu en question, dont les affaires que vous aviez justement dénoncées sont toujours “en cours”, et donc pas forcément “boostées” par les deux mois de confinement. Après tout cette plainte vise surtout à vous impressionner et à vous faire regarder ailleurs. Et ce n’est votre genre. Pas vrai ?
    Cordialement.
    JMC

  16. les gendarmes et autres policiers ne sont pas forcément très habiles et au fait de l’ethique et des lois, mais ils ont , c’est certain , horreur d’etre manipulés, et tout particulièremement dans le cadre de reglements de compts politiques.Mais ils ne peuvent pas refuser d’instruire… Je ne crois pas que j’irai demain t’apporter des oranges en zonzon.

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