Ce 30 novembre 2017, à la station Lille Europe, Gilles Fargier est tout sourire. Le patron de Keolis Lille (Transpole) est venu en invité assister à l’inauguration des premiers portiques d’accès au métro dont il a la gestion. L’investissement dépasse le million d’euros, supporté intégralement par la métropole lilloise (MEL). C’est la Saint-Nicolas avec une semaine d’avance ! D’autant que dans sa hotte, le Père Noël Damien Castelain, président (divers droite) de la MEL, transporte un cadeau bien plus somptueux, d’une valeur de 60 millions d’euros. Soit la facture estimée pour généraliser ces équipements anti-fraude aux soixante stations du métro, d’ici 2020.

Ces portiques constituent en fait l’un des rares cadeaux que la MEL aura fait à son opérateur de transports, tout au long du contrat de 7 ans qui s’achève (2011-2017). Celui-ci avait en effet été taillé au cordeau par les services de la collectivité. Déjà sur le fil la première année, le réseau lillois a plongé dans le rouge dès 2012 pour n’en plus ressortir. Année après année, l’exploitant Keolis-Transpole a dû essuyer les pertes. Et plus exactement, demander à sa maison mère, le groupe Keolis SA (lui-même contrôlé par la SNCF), de boucher les trous. Selon nos informations, celui-ci a refinancé sa filiale lilloise à hauteur de 64,8 millions d’euros en capital entre 2012 et 2016. Un gouffre…

Pour autant, jamais Keolis n’a envisagé de jeter l’éponge et de laisser le coûteux réseau lillois à son concurrent Transdev. Au contraire ! Les deux concurrents se sont livrés une redoutable bataille qui s . . .

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