Pour eux, la manif est « réussie ». Samedi 17 mars, quelque 350 motards et une trentaine d’automobilistes partis d'Herlies bloquent le périphérique lillois. Les radars rencontrés au passage sont bâchés et un radar en carton est incendié à deux pas de la préfecture. Ils protestent contre le projet gouvernemental de baisser la limitation de vitesse sur les routes secondaires à 80 km/h. Un objectif « pas du tout réaliste, ni faisable » selon Benoît Delemotte, président de la Fédération des motards en colère du Nord. On imagine donc sans mal leur réaction contre un projet qui viserait à abaisser la vitesse autorisée sur le périph lillois à... 70 km/h. C'est pourtant bien là une volonté réaffirmée récemment par les élus de la Métropole européenne de Lille (MEL).

Le 23 février dernier, le conseil métropolitain a adopté à la quasi-unanimité une motion « pour une meilleure régulation du trafic routier et une reconquête de la qualité de l’air ». Laquelle prévoit un passage de 90 km/h à 70 km/h sur la voie rapide urbaine (VRU), le nom officiel du périphérique de la capitale des Flandres. « La métropole est asphyxiée par la pollution, il faut fluidifier la circulation, explique Patrick Geenens, le président du groupe SRCP (socialiste radical citoyen et personnalité) qui a porté la motion. C’est une question de santé publique. »

Le groupe Lille métropole Bleu Marine s'est contenté de s'abstenir (ainsi que deux élus MPC, André Renard et Roger Ackerman), mais son président, Eric Dillies, n'en a pas moins assimilé la motion à une « charge supplémentaire contre les automobilistes (...) qu’il faut impérativement punir . . .

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