Qu’aurait-il dit avec sa voix tonitruante ? Ses larges mains auraient-elles tapé sur la table pour siffler la fin de la récré ? Ce jeudi 7 juin, alors que les socialistes d’hier et d’aujourd’hui se réunissaient devant la tombe de Pierre Mauroy au cimetière de l’Est, à l’occasion du 5e anniversaire de sa mort, on ne pouvait penser qu’à lui, l’ancien maire de Lille, le seul encore capable de réunir une famille déchirée.

Ce soir-là, alors qu’une pluie d’orage venait de cesser, une trentaine de personnes étaient debout face à la tombe de l’ancien Premier ministre, répondant à l’invitation de la municipalité de Lille. Une cérémonie de quelques minutes, le temps pour Martine Aubry de déposer une gerbe aux côtés de Fabien Mauroy, fils de Pierre. Le service du protocole de la Ville a ensuite laissé la place aux parlementaires avant une minute de silence. Il n’y a pas eu de prise de parole et certains élus, comme le maire de Lomme Roger Vicot ou le conseiller municipal lillois Bernard Charles, ont rapidement quitté les lieux.

Etrange cérémonie où les éléphants du socialisme du Nord sont apparus divisés en trois groupes dans la cour du cimetière. Une scène à l’image de l'état du PS local. D’un côté, Martine Aubry et ses fidèles Pierre de Saintignon et François Lamy. Au centre, le sénateur Patrick Kanner, l’ancien député et président du Département Bernard Derosier et la sénatrice et actuelle Première secrétaire du PS du Nord Martine Filleul. Et un peu plus loin, le sénateur LREM Frédéric . . .

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