Edit le 5/4/2017 à 18h - Le président de la Métropole européenne de Lille Damien Castelain a été mis en examen pour délits de favoritisme et corruption. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

L’affaire du Grand Stade de Lille n’en finit pas de réserver son lot de surprises. De source judiciaire, plusieurs mises en examen devaient tomber ce mercredi à la suite de la convocation à la Police Judiciaire de Lille, sur demande du juge Gentil, de cinq personnes puis, dans la foulée, de leur placement en garde à vue. Il s’agit de Damien Castelain (président de la MEL), d’Henri Ségard (ancien élu de LMCU
- ancêtre de la MEL - et lobbyiste acharné dans l’attribution du Grand stade à Eiffage), de Jean-Luc Vergin (ancien directeur régional Eiffage Nord), d’Alain Létard (ancien directeur commercial Eiffage Nord) et du chef d’entreprise Francis Pick.

À quelques mois d’une mutation vers Paris, le juge d’instruction Jean-Michel Gentil a donc décidé d’accélérer la procédure. Depuis le dépôt de plainte du lanceur d’alerte Eric Darques, le 6 janvier 2011, pour délit de favoritisme dans l’attribution de la construction du Grand Stade à la société Eiffage, seuls deux cadres territoriaux ont été mis en examen, en 2014, puis la Métropole européenne de Lille en qualité de personne morale, en novembre 2016. Depuis, on attendait la suite...

Soupçons de voyage de complaisance
Pour le moment, les avancées portent sur deux affaires connexes au dossier de l’attribution du bâtiment à Eiffage, en 2008. Elles font suite aux dépositions de David Roquet, l’ancien directeur de « Les Matériaux . . .

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