Chaque soir, à 22 heures, le « travail » commence. Le groupe de six Kurdes d’Irak démarre la camionnette, passe chercher « les clients », comme ils les nomment, des migrants voulant rejoindre à tout prix la Grande-Bretagne. Les passeurs les conduisent alors sur le parking d’une station-essence, le long des autoroutes mal éclairées du nord de la France. Quand les chauffeurs des poids lourds garés s’assoupissent, les silhouettes s’activent dans la pénombre pour « charger » les personnes dans ces véhicules ayant pour destination l’Angleterre. La police appelle ça la technique du « camion pollué »: à l . . .

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