Des automobilistes payés... pour ne plus rouler ! C’est le principe de l’« écobonus mobilité » (plus souvent appelé « péage inversé » ou « positif »), qui propose de rétribuer des conducteurs volontaires - et identifiés comme empruntant quotidiennement des axes surchargés aux heures de pointe -, pour qu’ils optent pour d’autres solutions (télétravail, horaires décalés, utilisation des transports en commun...). Objectif : éviter 2 500 trajets par jour sur les axes les plus congestionnés (A1, A23, A25, N41 et A22), pour permettre une diminution du trafic aux heures de pointe d’environ 6 %. Fluidifier la circulation, tout en diminuant les pics de pollution. Pour chaque trajet évité, les participants doivent être gratifiés de 2 euros, avec un plafond de 80 euros/mois.

C’est lors d’un voyage à Rotterdam (Pays-Bas), en juin 2015, que le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain, découvre le dispositif. Sitôt rentré, il lance une étude sur la possibilité de le transférer dans la métropole lilloise, qui, avec ses 4,5 millions de déplacements quotidiens, compte parmi les grandes agglomérations les plus embouteillées de l’Hexagone.
Epinglé sur l’utilisation des données
Envisagé comme l’un des leviers visant à lutter contre la « thrombose routière » (avec le doublement des rames du métro, le covoiturage et le service à la demande), le projet « écobonus mobilité » est officiellement acté en décembre 2016. En février 2017, il s’inscrit même dans le pacte Etat-métropoles innovation, ce qui lui permet de bénéficier d’une subvention de 3,3 millions d’euros que la MEL esp . . .

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