Le jour de l'inauguration du radar ornithologique de la fédération régionale des chasseurs des Hauts-de-France, le 12 avril dernier, Willy Schraen est tout sourire. Le grand chef des chasseurs français, triple président à l’échelon départemental, régional et national, tient là son symbole « d’une science au service d’une chasse durable ». Il a réuni des adhérents et des élus locaux, en tout une centaine de personnes, autour d’un invité d’honneur, Xavier Bertrand. Le président de la Région Hauts-de-France, financeur principal du radar, n’aurait manqué le déplacement pour rien au monde. En costume-baskets et sans cravate, il est venu en ami de la confrérie des fusils. « Cet outil est la preuve de l’apport des chasseurs à la connaissance de la biodiversité », approuve-t-il.

Peut-être (nous reviendrons sur cette affirmation ci-après)… mais pas seulement. Le radar est surtout la manifestation concrète d’une alliance politique qui a vu Xavier Bertrand faire entrer plusieurs responsables de fédérations de chasseurs au sein de l’assemblée régionale afin de leur confier la politique de l’environnement. « Restez comme vous êtes, avec votre fraîcheur, avec parfois aussi vos maladresses », a encore encouragé le président de la Région. Les chasseurs sont en effet désormais au pouvoir, et ils ne se privent pas de le faire savoir… Notamment aux associations écologistes réputées anti-chasse.            

Le lieu choisi pour présenter leur petit bijou technologique ne doit d’ailleurs rien au hasard: la réserve naturelle de la baie de Canche, non loin des dunes d’Etaples. Elle comprend un lieu embl . . .

Il vous reste 80% de cet article à découvrir !
Abonnez-vous sans engagement de durée
pour lire la suite et 800 autres enquêtes exclusives.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.

Pourquoi s'abonner à Mediacités ?

  • 100% indépendant, seuls nos lecteurs nous font vivre.
  • Aucune pub, jamais !
  • Des enquêtes et révélations exclusives.
  • Soutenez un contre-pouvoir dans votre ville
  • Comprendre les enjeux nationaux par le local.
La curiosité est un beau défaut,
vous aussi, adoptez Mediacités !