Comme si le béton les avait avalés. A la centrale nucléaire du Bugey, 300 litres de lait de chaux ont disparus, quelques mois seulement après le redémarrage du réacteur 5 en juillet 2017. Embêtant, voire très embêtant, car cette solution liquide a été utilisée par EDF pour colmater une brèche dans l’enceinte de confinement (le bloc qui renferme le cœur du réacteur). Mediacités vous l’avait raconté en novembre 2017 : l’état de la pile nucléaire numéro 5 du Bugey, mise en service à la fin des années 1970, est préoccupant. Depuis 2011, elle présente des défauts d’étanchéité qui ont conduit l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à exiger son arrêt en 2015, jusqu’à ce rafistolage inédit à base de lait de chaux.     

Mais la rustine s’avère moins efficace que prévue. Les résultats des mesures effectuées à l'endroit de la brèche montrent que le niveau du liquide protecteur baisse de façon continue à raison de cinquante litres par mois. A cinq reprises, EDF a procédé à des appoints pour garantir l’étanchéité de l’enceinte. De l’aveu même de Pierre Boyer, le directeur de la centrale, «  . . .

Il vous reste 43% de cet article à découvrir !
Abonnez-vous sans engagement de durée
pour lire la suite et 800 autres enquêtes exclusives.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.

Pourquoi s'abonner à Mediacités ?

  • 100% indépendant, seuls nos lecteurs nous font vivre.
  • Aucune pub, jamais !
  • Des enquêtes et révélations exclusives.
  • Soutenez un contre-pouvoir dans votre ville
  • Comprendre les enjeux nationaux par le local.
La curiosité est un beau défaut,
vous aussi, adoptez Mediacités !