Cela peut prêter à sourire aujourd’hui mais Gérard Collomb (PS), Jean-Jack Queyranne (PS) et le centriste Michel Mercier ont incarné la jeunesse et le renouvellement en politique. Imaginez que les deux premiers sont devenus députés à 34 et 36 ans, tandis que le troisième a enfilé l’écharpe de maire de Thizy à 30 ans, après un mandat au conseil municipal. La génération suivante n’a pas eu cette opportunité puisque - 40 ans plus tard - tous les trois sont encore là. Les jeunes pousses de la politique peuvent bien patienter plus qu’eux n’ont eu à le faire…

Rendez-vous compte : ce trio-là cumule plus de 300 ans de mandats ! Comment en est-on arrivé à un tel résultat ? C’est simple. Mediacités a additionné l’ensemble des années d’élu effectuées par chacun. Du conseil municipal au parlement en passant par l’intercommunalité, le département et la région. Et ce, quelles que soient les responsabilités exercées. Certes, un Christophe Guilloteau (Les Républicains) pourra – à juste titre – dire qu’une année comme président du conseil départemental du Rhône n’équivaut pas à un an de conseiller municipal à Belleville, mandat qu’il a occupé en début de carrière. Idem pour Gérard Collomb entre ses 16 ans comme maire de Lyon et ses 24 ans passés dans l’opposition. Mais, dans nos calculs, nous n’avons pas pris en compte les pourtant chronophages mandats satellites (président de syndicat intercommunal ou de société d’économie mixte), souvent liés au poste de maire, ni les maroquins ministériels qui sont . . .

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