Trente-et-un août 2011. Après un essai concluant, l'Olympique Lyonnais fait signer un jeune milieu de terrain nommé Fernando Amorim, âgé de 16 ans seulement et formé à l'Internacional Porto Alegre. Il est vif, dribbleur, et possède une de ces coupes de cheveux en crête dont seuls les footballeurs ont le secret. Son talent impressionne. « Le Brésilien, là, il est petit, passe partout et va très vite », confie Mahamadou Diarra, ancien taulier de l'OL et du Real Madrid revenu s'entraîner sur les bords du Rhône. Les supporteurs salivent. L'avenir s'annonce plein de promesses.

Mais le 13 septembre 2011, les espoirs des Lyonnais sont douchés par la Fédération internationale de Football (FIFA), qui refuse d'homologuer le contrat. Et pour cause : les transferts internationaux sont interdits pour les joueurs de moins de 18 ans. L'OL conteste. Le 6 juin, par acte public d'émancipation établi par le registre civil de l'état de Bahia au Brésil, les parents du joueur ont consenti à l'émancipation de leur fils afin que celui-ci puisse pratiquer tous les actes et tous les droits accordés aux majeurs de 18 ans. Si les parents ont ainsi renoncé au pouvoir paternel qu'ils exerçaient sur Fernando Amorim, c'est «  par nécessité, pour mettre leur fils à l'abri des menaces du milieu » du football brésilien, assure le représentant du joueur, Herval Alves D'Affonseca.

Une explication insuffisante, pour Geoff Thomson, juge unique de la sous-commission du statut du joueur de la FIFA, qui rend sa décision le 11 décembre 2011. Et rappelle que la définition de joueur mineur « ne tient aucunement compte du fait que les joueurs concernés jouissent . . .

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