"Ils m’ont mis à la porte et je ne sais pas pourquoi ». Armindo Pinto, 41 ans, trois enfants, la voix marquée par un fort accent portugais et par la résignation, était aide-maçon. Simon Abeneka, également père de famille, était quant à lui grutier : « J’ai été licencié pour une faute que je n’ai pas commise ». Les témoignages comme ceux-là sont nombreux. Entre 2013 et 2016, l’entreprise de BTP Spie Batignolles Sud Est (SBSE) a accumulé les licenciements pour des motifs aussi divers que variés, ainsi que les ruptures conventionnelles : ses effectifs sont passés de 439 à 352 personnes (et non 429 comme indiqué sur le site internet du groupe). Soit une baisse de 20% qui a éveillé les soupçons de l’inspection du travail. Selon nos informations, celle-ci suspecte Spie Batignolles Sud Est d’avoir organisé un plan social sauvage.

Dirigée par François Jullemier, cette filiale de la septième entreprise française du secteur du BTP (selon le dernier classement du magazine le Moniteur), construit ou réhabilite différents types d'édifices – collèges, maisons de retraite, hôtels ou bâtiments industriels. Elle a notamment participé à la rénovation des anciennes prisons Saint-Paul qui accueillent dorénavant l’Université catholique de Lyon, ou à la construction du grand stade de l’Olympique lyonnais. Mais malgré ces chantiers prestigieux, ses résultats ont enregistré une forte . . .

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