Ne soyez pas impatient. Voilà ce que sous-entend Alexandre Vincendet dès qu’on le questionne sur ses ambitions. Tout bonapartiste qu’il se prétende, pas question d’organiser un 18 Brumaire pour prendre la tête de la fédération du Rhône des Républicains. Même si beaucoup lui prêtent ce dessein… Le maire de Rillieux-la-Pape se montre, lui, plus sibyllin. A partir de janvier, il dévoilera la manière dont il entend s’investir dans la reconstruction de sa famille politique. Après l’élection annoncée de Laurent Wauquiez à la présidence nationale.

D’ici là, Alexandre Vincendet devrait être fixé sur l’issue de son recours pour les législatives. En juin, il ne lui a manqué que 251 voix pour remporter la 7e circonscription du Rhône. Une défaite qui lui a évité un dilemme : l’écharpe de maire de Rillieux – conquise il y a seulement trois ans – ou celle de député, désormais incompatibles pour cause de loi contre le cumul des mandats ? « J’avais dit que je trancherai après », rappelle l’édile. Alexandre Vincendet est trop prévoyant pour avoir éludé cette question. Pas de doute dans son équipe : en cas de victoire, il restait dans son fauteuil rilliard et laissait sa suppléante Nathalie Bramet-Reynaud siéger à l’Assemblée nationale. Bon à savoir puisqu’en cas de législative partielle il sera évidemment à nouveau candidat.

Cette tempérance contraste en tout cas avec l’image de fonceur qu’on lui connaît. Stagiaire auprès du député de l’Ain Etienne Blanc (2008), puis du groupe UMP à l’Assemblée nationale présidé par Jean-François Copé (2009), il suit ce dernier à la tête du parti. Chargé de mission aux fédérations puis directeur des adhésions, Alexandre Vincendet quitte son poste en juillet 2012… pour intégrer l’équipe de campagne du député-maire de Meaux, candidat à la présidence de l’UMP.

« Il fallait que ce soit dur »

« Dans l’individualisme du monde politique, Alexandre a un sens de l’intérêt général exceptionnel », assure Jean-François Copé qui demeure « très lié » au maire de Rillieux. Il peut d’autant plus louer sa fidélité qu’Alexandre Vincendet est resté à ses côtés lors du calvaire de la primaire à la présidentielle (0,3%). Et même depuis : il faisait partie des copéistes qui dînaient autour de leur mentor le 19 septembre dernier. Ce, après avoir rencontré Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant.

https://twitter.com/AlexVincendet/status/908278759031234560

Pour l’élection à la présidence des Républicains, il soutient sans réserve Laurent Wauquiez « qui représente un saut générationnel et assume d’être de droite ». Un peu comme lui, donc. Bon élève, l’édile de Rillieux s’astreint même à des « devoirs de vacances » en réunissant autour du président d’Auvergne-Rhône-Alpes des jeunes maires de la « génération 2014 » comme Nicolas Isnard (Salon-de-Provence), Nicolas Daragon (Valence), Vincent Jeanbrun (L’Haÿ-les-Roses), Gilles Platret (Chalon-sur-Saône), Jean-Didier Berger (Clamart) ou Grégoire de Lasteyrie (Palaiseau) qui ont fait basculer leur commune à droite. Cette « vague bleue » dont s . . .

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