C’est une déflagration. À Castres (43 000 habitants), le candidat du RN Florian Azéma vient de remporter la mairie avec 29,86 % des voix, faisant de la sous‐préfecture du Tarn la première ville du département remportée par le parti à la flamme. « Avec un score pareil,
c’est l’un des maires les plus mal élus de France », pointe néanmoins le sénateur centriste Philippe Folliot.
Derrière Florian Azéma se placent le centriste Guillaume Arcese (23,29 %), le candidat divers droite Arnaud Bousquet (22,26 %), le candidat PS Sahel Beriouni‐Poitevineau (14,44 %) et enfin l’autre candidat divers droite Xavier Bories (10,15%). À 29 ans, le candidat frontiste, ex‐assistant parlementaire du député RN Frédéric Cabrolier, a su profiter de la dispersion des voix dans cette quinquangulaire au destin plus qu’incertain.
Après vingt‐cinq ans de règne, le maire sortant de droite Pascal Bugis n’avait pas souhaité se représenter. S’était alors ouvert une guerre de succession entre ses deux héritiers potentiels, l’ex-conseiller municipal Arnaud Bousquet (finalement désigné comme son dauphin par Pascal Bugis) et l’ex-adjoint aux finances Xavier Bories.
À l’issue du premier tour, six candidats, tous favorables à l’A69, s’étaient qualifiés mais seule une fusion avait aboutie : celle du député macroniste Jean Terlier avec Arnaud Bousquet. Guillaume Arcese, pourtant classé deuxième à l’issue du premier tour, avait pour sa part échoué à s’allier avec Xavier Bories ou Sahel Beriouni‐Poitevineau, seul représentant de la gauche, qui ont tous les deux choisi de se maintenir au second tour. De quoi permettre au candidat du RN de s’engouffrer dans la brèche.
Carmaux revient au PS
Dans sa tombe …