Dans les vignes de la Haie-Fouassière, Jo Landron, le plus fameux des vignerons du Muscadet, a la moustache triste : devant lui s’étalent 10 hectares de vignes… qui ne sont plus des vignes, mais un petit bois. Les ceps sont encore là, les poteaux et les fils aussi, mais à demi-cachés par les saules, les ronces et les hautes herbes. Si l’on en croit la Chambre d’agriculture, des friches viticoles dans cet état, il y en aurait environ 250 hectares dans le vignoble nantais, laissés en plan par des viticulteurs sans successeurs. « Au bout de trois ans, une vigne non cultivée est tout juste bonne à être arrachée », complète Jo Landron, ce qui coûte entre 1 000 et 1 700 euros par hectare. Ces terres deviennent ensuite de simples friches agricoles perdues, au moins pour un temps, pour la viticulture. On en dénombrerait au total environ 1 000 hectares dans le Vignoble, selon la Chambre d’Agriculture.               

Vingt-cinq ans d'une crise dure
Si l’on en croit les statistiques de l’Atlas du Département, 8 000 hectares de ceps ont disparu en Loire-Atlantique ces vingt dernières années - l'équivalent de cinq ZAD de Notre-Dame . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.