Le maire qui veut en finir avec les autoroutes privées

Marc Péré, maire de L'Union, au nord de Toulouse, se bat depuis 18 ans pour supprimer le péage de sa commune. Aujourd'hui, il élargit son combat et relance le débat du rachat des concessions d'autoroutes par l'Etat, afin que la manne des péages (9,8 milliards d'euros de recettes en 2017) participe au financement des transports publics.

dessin autoroute
Illustration : Jean-Paul Van der Elst.

Les comptes des sociétés qui gèrent les autoroutes viennent d'être publiés par l'Autorité de régulation chargée de contrôler les tarifs des péages et ils vont - encore - faire couler beaucoup d'encre... Le taux de marge nette moyen des sociétés d'autoroutes en 2017 ? 34,7%. En comparaison, les sociétés du CAC 40 avaient un taux de marge nette moyen de 6 % en 2016. Privatisées en 2005, les sept sociétés qui gèrent le réseau appartiennent à Vinci, Eiffage et Abertis et génèrent des profits maximum grâce à une équation simple : elles perçoivent les péages et font des investissements a minima maintenant que le réseau est mature. A Toulouse, le débat resurgit régulièrement dans une agglomération « encerclée par les péages », selon les mots de Marc Péré, le maire divers-gauche de L'Union, une commune de 11 500 habitants située au nord de la métropole. Monsieur le Maire sait de quoi il parle : il mène le combat pour la suppression du péage de L'Union, sur l'A68, depuis presque 20 ans !

D'abord élu d'opposition à L'Union, face au maire sans étiquette Georges Beney, à qui il a succédé en 2014, Marc Péré était membre du Collectif Anti-Péage A68 (CAPA 68), connu notamment pour des opérations péages gratuits

Les opérations p . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Isabelle Jarjaille