Améliorer la qualité de l’eau potable (décarbonatation)
Métropole Urbanisme
Promesse en pause
Promesse de Damien Castelain
Liste majoritaire à la métropole de Lille
DVD

L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 13/09/2023
Partager
La décarbonation est un procédé visant à rendre l’eau potable moins calcaire. La teneur en carbonates, qu’on appelle la dureté de l’eau, est exprimée en degrés français °f (à ne pas confondre avec les Fahrenheit qui s’expriment en °F). En dessous de 20°f, l’eau est douce. Au-delà de 35°f, l’eau est considérée comme dure.

À Lille, selon les derniers prélèvements de l’ARS réalisés le 31 juillet 2023, la dureté de l’eau dépasse les 39°f. Une eau très calcaire, qui n’a pour autant pas d’incidence sur la santé, mais qui peut laisser des marques visibles sur les appareils électroménagers.

Depuis que Damien Castelain a gravé la promesse de décarbonation dans le marbre de son projet métropolitain, nous n’avons pas trouvé d’actualités concernant un éventuel traitement de l’eau. Nous classons donc cette promesse en pause.

L’actualité de cette promesse

Recevoir des alertes par e-mail sur l'actualité de cette promesse
Vous avez une information à nous partager sur cette promesse ?

Il n’y a pas encore d’actualité pour cette promesse.

Voir les actualités précédentes

Généralisation de Journées Sport Santé avec les écoles

Mairie Santé
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 29/01/2026
Consciente que la sédentarité est la quatrième cause de décès en France et que 42 % des Français déclarent faire moins de 10 minutes d’activité physique par semaine, Martine Aubry a souhaité viser les plus jeunes pour les sensibiliser à l’importance de faire du sport.

La Ville de Lille a ainsi contribué au développement du « sport santé », en mettant en place, par exemple, des dispositifs comme « l’école du sport » - une heure d’activité physique gratuite après l’école pour les élèves du primaire -, à Lomme, ou le « baby vélo » à Hellemmes. Les dispositifs de ce genre sont détaillés dans le plan local de promotion santé et le projet éducatif global 2022 - 2026.

Parmi les autres initiatives en la matière, la Ville de Lille cite "des initiations sportives et handi sportives sur le temps scolaire", "l'organisation d'olympiades scolaires", "l'accueil et l'échange avec des athlètes de haut-niveau dans les classes", "l'expérimentation du diagno-forme, qui permet l'évaluation de la forme des élèves, une fois par an, dans l'ensemble des écoles du quartier de Fives" et "l'organisation de la semaine sport santé par la Direction des Sports les 11, 12 et 13 juin 2025" pour 20 classes de CM2 de la Ville. 

Malgré l'augmentation des initiatives en la matière, il semble donc qu'il n'y ait pas eu de généralisation des journées sport santé pour toutes les classes et écoles de la Ville. Nous classons donc cette promesse comme en partie appliquée. 

Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville finance également les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, touchés néanmoins de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs. 

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Favoriser l'émergence de vraies rues-jardins

Mairie Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
Dans son programme, Martine Aubry indiquait : « À chaque fois que possible, émergence de vraies rues jardins avec piétonnisation totale ou partielle de l’espace et transformation en jardin. » L'appellation de rue jardin reste floue : quels espaces peuvent-être considérés comme tels ? Suffit-il qu'ils soient végétalisés ou doivent-ils ressembler à un vrai jardin ? 

Les services de la mairie ont précisé leur définition : « des rues végétalisées et particulièrement apaisées ». « Dans ces rues, la circulation est réduite aux riverains permettant un partage de l’espace public au bénéfice des piétons, voire elles sont rendues entièrement piétonnes », nous indique-t-on encore. 

La réponse liste ensuite plusieurs exemples de "rues-jardin". Il s'agit, à chaque fois, de petites artères, peu fréquentées, telles que la rue du Dr Yersin et la rue Bayard à Moulins, ou encore les rues du Chaufour, Durnerin et de la Tranquilité à Wazemmes. 

Si ces rues, peu passantes, permettent effectivement une circulation "apaisée", leur "transformation en jardin" ne saute pas aux yeux. Des projets plus visibles sont néanmoins en cours, notamment rue d'Inkermann où de larges bacs destinés à accueillir des végétaux ont été installés. 

Aussi, la mairie a mis en place depuis le précédent mandat le permis de végétaliser, avec un budget dédié, qui permet aux habitants de végétaliser leur façade, planter au pied de leur maison ou sur les trottoirs pour animer les rues. Ces plantations, qui existent bien, restent disparates. Elles ne peuvent à elles seules constituer l'émergence d'un jardin.
Pour toutes ces raisons, nous classons donc cette promesse comme non tenue.

Pour aller plus loin

Vous aimeriez lire toutes nos enquêtes collaboratives ?

Faites vivre l’investigation locale, soutenez Mediacités

1 / ?