L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 06/02/2026
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Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

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Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

Achat d’engins de nettoyage plus performants et écologiques

Mairie Urbanisme
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 05/02/2026
Sur son site, la Ville de Lille explique que ses services dédiés à la propreté assurent le "nettoyage des espaces publics, l'effacement des tags (confiés à un prestataire privé), le traitement des animaux liminaires, le salage hivernal et le ramassage des feuilles". Ces tâches sont confiées à la société Lilébo (filiale de Véolia) pour les quartiers de Lille-Centre, Moulins, Vieux-Lille, Vauban et Wazemmes. Pour les autres quartiers, le noyage est assuré en régie.

La Ville explique utiliser plus de 100 engins à cet effet. Interrogée, elle ajoute que depuis le début du mandat, en cumulant ses véhicules et celle du prestataire Lilébo, ont été acquis : 

-9 bennes à ordures pour la collecte de déchets qui fonctionnent au gaz naturel de ville

-2 bennes à ordures pour la collecte des déchets électriques

-1 camion grue qui fonctionne au gaz 

-14 véhicules plateau électriques

-2 balayeuses électriques 

-3 véhicules B100 fonctionnant au colza

-5 laveuses électriques ou au gaz

-7 balayeuses fonctionnant au gaz 

-10 gluttons (aspirateurs de trottoirs) électriques

-33 vélos triporteurs électriques

A ces véhicules, s'ajoutent quelques véhicules légers (type kangoo) électriques pour le transport des encadrants du service. 

La Ville de Lille explique que le Plan de mobilité employeur (PDME) adopté entre 2022 et 2026 prévoit bien un verdissement progressif de la flotte municipale, et qu'en 2024, 58,6% des véhicules achetés sont des véhicules peu polluants. Selon le rapport de développement durable 2025, 19,% des véhicules du parc municipale sont des engins à faibles ou très faibles émission. 80 % sont donc encore considérés comme polluants. En ce qui concerne son service de nettoyage en particulier, la Ville a donc acquis majoritairement des véhicules électriques et au gaz. Elle se justifie en expliquant que le passage à une flotte moins polluante "est plus difficile pour les engins techniques". Le gaz étant une énergie fossile, nous classons cette promesse comme en partie appliquée. 

 

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