L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 30/01/2026
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Plusieurs résidences intergénérationnelles (qui visent à préserver l'autonomie des habitants en leur proposant des logements adaptés et accessibles, tout en créant du lien social avec d'autres générations, notamment des étudiants) existaient déjà Lille, à l’instar des 95 appartements au 132, rue Bayard, propriété de l’agence immobilière Sergic ou de la résidence Lumi'Air à Lille-Sud.

La Ville de Lille explique que plusieurs nouvelles résidences de ce type ont vu le jour depuis 2020, ou sont engagées. 

-Le Forum Agora (Maison des Mariannes - Clésence) rue Charles Saint-Venant dans le quartier de Lille-Centre qui compte 84 logements sociaux livrés en 2025.

-Le projet Kawaa rue Gambetta qui comprend dans une courée une résidence dédiée aux jeunes et une résidence dédiée aux seniors avec des espaces partagés. Elles peuvent accueillir jusqu'à 21 résidents.  

-La Maison Santa Maria (Habitat et Humanisme) dans la nouvelle résidence Maracci ouverte sur le quartier du Vieux-Lille qui compte 18 logements sociaux est actuellement en cours de construction. La livraison est estimée à fin 2027. 

-La réhabilitation de la résidence Renoir Concorde (LMH), comptera 135 logements sociaux en résidence intergénérationnelle dont 50 dédiés aux seniors et personnes handicapées. Le permis de construire a été déposé, mais les travaux n'ont pas encore démarré. 

Ces projets immobiliers s’inscrivent nécessairement dans un temps le plus souvent supérieur à celui d’un mandat. 

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Large concertation pour établir une tarification incitative à la réduction des déchets

Mairie + Métropole Urbanisme
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 30/01/2026
La tarification incitative pour la collecte des déchets a pour objectif de « limiter la production de déchets en facturant aux citoyens uniquement ceux qu’ils produisent ». En d’autres termes, plus on jette, plus on paie.

Interrogée sur l'abandon d'une concertation à ce sujet, la mairie de Lille a précisé à Mediacités que "la tarification incitative pour la collecte des déchets défendue par la Ville n'a pas été retenue par la Métropole européenne de Lille, compétente en matière de déchets, faute de consensus entre les communes membres. Dans l'attente d'un engagement sur la possibilité de sa mise en œuvre, la concertation des Lillois sur la tarification a dû être reportée". C'est donc une promesse abandonnée.  

Régulation plus stricte de l'accès au coeur de ville par les camions de livraison

Mairie Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 30/01/2026
Les poids-lourds sont soumis à des restrictions de circulation en cœur de ville. Depuis 2017, un périmètre de l'hypercentre est interdit à la circulation des véhicules de plus de 10 mètres. Il comprend la Grand Place, désormais piétonne et s'étend jusqu'à la rue Négrier et la rue de la Monnaie.

En 2018, un diagnostic sonore de la ville de Lille pointait néanmoins les importantes nuisances provoquées par les camions de livraison, avant tout les matins en cœur de ville. L’enjeu de leur régulation est également écologique, dans l'optique de limiter la pollution et d'améliorer la qualité de l'air. 

Interrogée sur la mise en place de cette "régulation plus stricte" - une promesse particulièrement imprécise - la Ville de Lille explique avoir "privilégié une action incitative auprès des commerçants et des artisans pour les encourager à recourir aux solutions durables pour la logistique du dernier kilomètre".

Depuis 2024, la Ville participe au programme "Marguerite", en partenariat avec la CCI Grand Lille et la Chambre des Métiers et de l'Artisanat Hauts-de-France (avec l'accompagnement de la Maison des mobilités durables), pour expérimenter quatorze solutions de logistique urbaine (cyclo-logistique, livraisons mutualisées, tournées d'approvisionnement, évacuation de déchets, solutions de stockage...). 

Ce programme vise la conversion de 136 artisans et commerçants à des solutions logistiques durables, testées à moindre coût. Une dizaine de commerçants testent actuellement le dispositif et une première conversion a été réalisée.

Ce n'est donc pas une régulation mais une incitation. 

Doublement de l'espace réservé aux piétons dans le réaménagement de l'espace public

Mairie Mobilités
Promesse invérifiable
Mis à jour le : 30/01/2026
Avec près de 30 % de part modale, la marche est le deuxième mode de déplacement le plus utilisé dans la métropole lilloise. Fort de ce constat et face à l’émergence des « modes doux » - de plus en plus populaires depuis le Covid-19 - Martine Aubry a promis, dans son programme, de doubler l’espace réservé aux piétons dans le réaménagement de l’espace public.

Plusieurs projets portés par la mairie durant le mandat laissent visiblement la part belle aux piétons - mais aussi aux cyclistes après travaux. Rue du Molinel, Boulevard Carnot, Rue Solférino... : les trottoirs réhabilités dans les rues qui ont connu des métamorphoses paysagères récentes sont désormais plus larges, et la place accordée à la voiture moins importante. La piétonnisation de la Grand Place, décidée par le nouveau maire Arnaud Deslandes en fin de mandat a également permis aux piétons de transiter sur un espace plus apaisé. 

Interrogée, la Ville de Lille nous a fourni des chiffres pour pouvoir comparer les situations avant et après travaux et vérifier cette promesse :

  • Rue du Molinel : 
    Avant travaux, la part dévolue aux piétons était de 39 %, la part dévolue aux cyclistes de 4 % et la part dévolue aux automobilistes de 56 %. Après travaux, la part dévolue aux piétons est de 52 %, la part dévolue aux cyclistes de 10 %, aux bus de 12 % et aux automobilistes de 15 % (10 % sont occupés par des espaces verts). La place accordée aux piétons a donc augmenté de x %.

  • Rue Pierre Mauroy : 
    Avant travaux, la part dévolue aux piétons était de 35 %, la part dévolue aux cyclistes était de 2 % et la part dévolue aux automobilistes de 55 %. Après travaux, la part dévolue aux piétons est de 49 %, la part dévolue aux cyclistes est de 5 % et la part dévolue aux automobilistes est de 19 %. La municipalité précise que les piétons ont également accès aux espaces verts qui constituent 27 % de la surface de la rue. La place accordée aux piétons a donc augmenté de x %.

  • Rue Solférino :
    Avant travaux, la part dévolue aux piétons était de 36 % et la part dévolue aux automobilistes et aux cyclistes était de 64 %. Après travaux, la part dévolue aux "piétons, plantations et vélo" est de 59 % et celle dévolue aux automobilistes de 41 %. La place accordée aux piétons a donc augmenté de x %.

  • Boulevard Carnot :
    Avant travaux, la part dévolue aux piétons était de 12 %, celle dévolue aux cyclistes de 7 % et celle dédiée aux automobilistes de 70 %. Après travaux, la part dévolue aux piétons est de 28 %, celle accessible aux cyclistes 15 % et celle dévolue aux automobilistes 35 % (avec 22 % d'espaces verts). La place accordée aux piétons a donc augmenté de x %.

  • Place Jeanne d'arc :
    La place dévolue aux piétons est passé de 14 à 29 %, celle dévolue aux vélos de 5 à 15 % et celle de la voiture de 74 à 29 % (avec 27 % d'espaces verts). La place accordée aux piétons a donc augmenté de x %.

  • Place Philippe Lebon :
    La place dévolue aux piétons est passée de 31 à 43 %, celle dévolue aux vélos de 5 à 10 %, et celle de la voiture de 58 à 12 % (avec 35 % d'espaces verts accessibles aux piétons). La place accordée aux piétons a donc augmenté de x %.


 

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