L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 30/01/2026
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Martine Aubry promettait dans son programme « un accompagnement des propriétaires volontaires pour rassembler leurs jardins privatifs et envisager un usage plus aisé grâce à cette mise en commun ».

Interrogée sur l'avancement de cette promesse, la Ville nous a fait parvenir la réponse suivante : « Avec le programme 90 hectares, l’équipe municipale a renforcé la présence d’espaces verts dans tous les quartiers, avec une attention particulière aux quartiers denses carencés en végétation. Pour donner accès aux 50 hectares de parcs et jardins livrés au cours du mandat, la Ville a utilisé différents moyens : renaturation de terrains artificialisés, réaménagement d’espaces existants pour leur donner un intérêt écologique et d’usage, et ouverture au public de jardins existants jusqu’alors inaccessibles car privés.

Ainsi, le parc de la Charité à Vauban-Esquermes, le square de l’Arsenal à Moulins, le square Oum Kalthoum, ont été constitués sur des sites privés rachetés par la Ville pour en faire des espaces verts publics. L’ouverture au public peut également être négociée avec les propriétaires privés, comme c’est le pour le Jardin écologique à Hellemmes.

La Ville a également aménagé des espaces verts rattachés à ses équipements ou dont elle avait la propriété pour les ouvrir au public : le jardin du Palais des Beaux-Arts, le jardin de la Maison Folie Moulins, le jardin de la Médiathèque Jean Lévy, le jardin du Palais Rameau ou encore le jardin de la Pouponnière.

Enfin, plusieurs jardins ont été aménagés sur des parcelles privés achetées par la Ville, en déconstruisant les bâtiments existants, par exemple pour le jardin Rivoli à Fives, ou les jardins Jeanne Baret et Irène Devos à Wazemmes »

La Ville ne précise néanmoins pas si des jardins de particuliers ont été mis en commun, grâce à un accompagnement dédié. 

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Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville de Lille ajoute qu'elle finance également chaque année via le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des associations de prévention, à hauteur d'environ un demi-million d'euros par an. Parmi les associations soutenues par la Ville, les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, permettent d'accentuer la prévention sur le terrain. Ceux-ci sont néanmoins touchés de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs.

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

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