L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 29/01/2026
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Consciente que la sédentarité est la quatrième cause de décès en France et que 42 % des Français déclarent faire moins de 10 minutes d’activité physique par semaine, Martine Aubry a souhaité viser les plus jeunes pour les sensibiliser à l’importance de faire du sport.

La Ville de Lille a ainsi contribué au développement du « sport santé », en mettant en place, par exemple, des dispositifs comme « l’école du sport » - une heure d’activité physique gratuite après l’école pour les élèves du primaire -, à Lomme, ou le « baby vélo » à Hellemmes. Les dispositifs de ce genre sont détaillés dans le plan local de promotion santé et le projet éducatif global 2022 - 2026.

Parmi les autres initiatives en la matière, la Ville de Lille cite "des initiations sportives et handi sportives sur le temps scolaire", "l'organisation d'olympiades scolaires", "l'accueil et l'échange avec des athlètes de haut-niveau dans les classes", "l'expérimentation du diagno-forme, qui permet l'évaluation de la forme des élèves, une fois par an, dans l'ensemble des écoles du quartier de Fives" et "l'organisation de la semaine sport santé par la Direction des Sports les 11, 12 et 13 juin 2025" pour 20 classes de CM2 de la Ville. 

Malgré l'augmentation des initiatives en la matière, il semble donc qu'il n'y ait pas eu de généralisation des journées sport santé pour toutes les classes et écoles de la Ville. Nous classons donc cette promesse comme en partie appliquée. 

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Montée en puissance de l’Organisme Foncier Solidaire

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
Dans son programme, Martine Aubry s'est engagée à une “montée en puissance de l’organisme de foncier solidaire (OFS), inventé par Lille et premier en France, pour faciliter l’accession durablement abordable à la propriété dans le cœur de ville grâce à une neutralisation du prix des terrains.” 

Si l’ancienne ministre du Travail dit que le dispositif a été “inventé à Lille” c’est qu’Audrey Linkenheld (actuelle 1ere adjointe) était en 2014 co-rapporteure de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové dite “loi Duflot”. La création des OFS était l’une des mesures phares de ce texte. L'Organisme lillois a été agréé en 2017. Il met en œuvre ce qu'on appelle un bail réel et solidaire, qui consiste à dissocier la propriété du terrain et la propriété des murs, pour faire baisser le prix des logements : l'OFS acquiert le terrain et en reste propriétaire, tandis que le ménage est propriétaire du bâti (sur une durée comprise entre 15 et 99 ans).  

Interrogée, la Ville de Lille explique qu'après une phase d'expérimentation du Bail réel solidaire sur deux premières opérations (Cosmopole et Carré Latin), le mandat 2020-2026 a permis de développer le modèle. En 2020, Lille comptait 32 logements en Bail réel solidaire. A l'issue du mandat 117 logements ont été livrés, auquel s'ajoute 177 logements supplémentaires contractualisés, dont 14 encore en commercialisation. 


La Ville de Lille se félicite "du succès de l'offre auprès des ménages lillois" et précise avoir "décidé de généraliser ce modèle à la production de logements destinés à l'accession abordable" en 2024. 

 

Multiplications des KAPS (colocations abordables en échange d'un engagement solidaire)

Mairie Logement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
“Nous élargirons le principe des KAPS qui permet des colocations abordables pour les jeunes en contrepartie d’un engagement solidaire de leur part au service des voisins et riverains”, détaille Martine Aubry dans son programme.

Le projet de KAPS est mené par l'Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) et permet aux jeunes de moins de 30 ans de vivre dans une colocation à loyer modéré tout en renforçant le lien social via le développement d'actions solidaires dans les structures de quartier (centres sociaux, mairie de quartier, associations de proximité...). Le projet a été lancé en 2018 dans les quartiers de Moulins, Wazemmes, Bois Blanc, Lille Sud et Fives. Selon les données de la MEL, le dispositif comptait 45 kapseurs en 2020 (dont une partie vivant également à Pont de Bois, à Villeneuve d'Ascq). L'objectif était alors de passer à 75 kapseurs en 2020.

Interrogée sur l'évolution du dispositif, la mairie de Lille précise que l'AFEV accompagne désormais des kapseurs dans trois quartiers : la résidence Magenta à Wazemmes, les résidence Alsace et Trévise à Moulins et le secteur Concorde - en cours de réhabilitation - à Faubourg de Béthune. Au total, 13 logements sont dédiés au dispositif, pour 27 kapseur. 

La Ville précise que les kapseurs ont été formés à la gestion de conflit, la communication non violente, le montage de projet et les violences sexistes. A Moulins, les kapseurs ont par exemple participé à l'animation du programme festif et artistique "Jacques Jacques Jacques", sur la place Jacques Fébvrier, et à Wazemmes, ils ont contribué à l'animation d'un jardin partagé. 

Au regard des chiffres, nous pouvons donc dire que l'objectif de multiplication des kapseurs n'est pas atteint à la fin du mandat, même si le dispositif a été pérennisé. 

Régulation plus stricte de l'accès au coeur de ville par les camions de livraison

Mairie Environnement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
Les poids-lourds sont soumis à des restriction de circulation en cœur de ville. Depuis 2017, un périmètre de l'hypercentre est interdit à la circulation des véhicules de plus de 10 mètres. Il comprend la Grand Place, désormais piétonne et s'étend jusqu'à la rue Négrier et la rue de la Monnaie.

En 2018, un diagnostic sonore de la ville de Lille pointait néanmoins les importantes nuisances provoquées par les camions de livraison, avant tout les matins en cœur de ville. L’enjeu de leur régulation est également écologique, dans l'optique de limiter la pollution et d'améliorer la qualité de l'air. 

Interrogée sur la mise en place de cette "régulation plus stricte" - une promesse particulièrement imprécise - la Ville de Lille explique avoir "privilégié une action incitative auprès des commerçants et des artisans pour les encourager à recourir aux solutions durables pour la logistique du dernier kilomètre".

Depuis 2024, la Ville participe au programme "Marguerite", en partenariat avec la CCI Grand Lille et la Chambre des Métiers et de l'Artisanat Hauts-de-France (avec l'accompagnement de la Maison des mobilités durables), pour expérimenter quatorze solutions de logistique urbaine (cyclo-logistique, livraisons mutualisées, tournées d'approvisionnement, évacuation de déchets, solutions de stockage...). 

Ce programme vise la conversion de 136 artisans et commerçants à des solutions logistiques durables, testées à moindre coût. Une dizaine de commerçants testent actuellement le dispositif et une première conversion a été réalisée.

Ce n'est donc pas une régulation mais une incitation. 

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