L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 20/09/2023
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Depuis la fin de l’année 2022, une expérimentation « zéro déchet » a été initiée sur le marché de Wazemmes, qui réunit chaque dimanche les 30 000 à 50 000 Lillois les plus matinaux.

Cinq mois plus tard, Jacques Richir, l'adjoint en charge de la gestion des marchés en plein air, se confiait à La Voix du Nord. Selon la mairie, 5 tonnes de déchets sont triés chaque dimanche par les commerçants du marché de Wazemmes. À la place de jeter, ces derniers les déposent sur des containers à roulette mis à disposition pour l’occasion. Il est également possible de trier les cartons sur place.

L’expérimentation devrait s’étendre aux autres marchés de la ville.

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Lutte contre la vacance des logements - 2000 mobilisables sur 7000 vacants

Mairie + Métropole Logement
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 29/01/2026
La réquisition des logements vacants est parfois présentée comme LA solution pour répondre à la pénurie de logements. Violette Spillebout, adversaire de Martine Aubry aux municipales de 2020, assurait pouvoir en remettre 8 000 sur le marché, quand Stéphane Baly, autre challenger, avançait le chiffre de 3 000.

La maire de Lille, elle, avançait vouloir en requalifier 2 000 sur 7 000. Un objectif réduit car s'appuyant sur le chiffre des logements effectivement mobilisables, le reste concerne selon la Ville "la rotation normale des habitants dans le parc de logement (vacance de friction : déménagements, travaux) et ne restent pas vacants longtemps. Ils n'ont pas vocation à faire l'objet d'une mobilisation par les collectivités". Les 2000 logements visés par Martine Aubry concernaient alors des logements vacants depuis au moins deux ans. 

Pour réussir ce défi, la Ville a pu compter sur l’appui de la Métropole européenne de Lille qui a présenté en 2021 un dispositif innovant contre la vacance. Mais celui-ci ne visait que 1 600 logements à remettre sur le marché de l’ensemble de la métropole... et sur une période de 12 ans.

Lors du conseil municipal du 12 décembre 2025, l'un des derniers du mandat, Anissa Baderi, adjointe au maire en charge du logement a fait un point sur la situation. "Pour rappel, le [Plan local de l'habitat 2022-2028] relève 2900 logements vacants", a-t-elle précisé, ajoutant que "la Ville de Lille dispose d'une concession logements vacants dégradés avec La Fabrique des quartiers qui lui permet d'agir". 

Aujourd'hui, 638 logements ont été remis sur le marché, a ajouté l'élue. L'action de la Ville s'articule autour de différents dispositifs : procédures d'abandon manifeste, service communal d'hygiène et de sécurité qui réalise des visites et produit des arrêtés d'insalubrité. 

Avec 638 logements remis sur le marché, nous considérons cette promesse comme en partie appliquée. Un bilan trop faible, au regard des oppositions, qui proposent quasiment toutes dans leur programme pour 2026 d'agir davantage à cet égard, alors que "des logements sont vacants depuis plusieurs dizaines d'années", critique par exemple l'équipe de Violette Spillebout. 

Montée en puissance de l’Organisme Foncier Solidaire

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
Dans son programme, Martine Aubry s'est engagée à une “montée en puissance de l’organisme de foncier solidaire (OFS), inventé par Lille et premier en France, pour faciliter l’accession durablement abordable à la propriété dans le cœur de ville grâce à une neutralisation du prix des terrains.” 

Si l’ancienne ministre du Travail dit que le dispositif a été “inventé à Lille” c’est qu’Audrey Linkenheld (actuelle 1ere adjointe) était en 2014 co-rapporteure de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové dite “loi Duflot”. La création des OFS était l’une des mesures phares de ce texte. L'Organisme lillois a été agréé en 2017. Il met en œuvre ce qu'on appelle un bail réel et solidaire, qui consiste à dissocier la propriété du terrain et la propriété des murs, pour faire baisser le prix des logements : l'OFS acquiert le terrain et en reste propriétaire, tandis que le ménage est propriétaire du bâti (sur une durée comprise entre 15 et 99 ans).  

Interrogée, la Ville de Lille explique qu'après une phase d'expérimentation du Bail réel solidaire sur deux premières opérations (Cosmopole et Carré Latin), le mandat 2020-2026 a permis de développer le modèle. En 2020, Lille comptait 32 logements en Bail réel solidaire. A l'issue du mandat 117 logements ont été livrés, auquel s'ajoute 177 logements supplémentaires contractualisés, dont 14 encore en commercialisation. 


La Ville de Lille se félicite "du succès de l'offre auprès des ménages lillois" et précise avoir "décidé de généraliser ce modèle à la production de logements destinés à l'accession abordable" en 2024. 

 

Multiplications des KAPS (colocations abordables en échange d'un engagement solidaire)

Mairie Logement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 29/01/2026
“Nous élargirons le principe des KAPS qui permet des colocations abordables pour les jeunes en contrepartie d’un engagement solidaire de leur part au service des voisins et riverains”, détaille Martine Aubry dans son programme.

Le projet de KAPS est mené par l'Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) et permet aux jeunes de moins de 30 ans de vivre dans une colocation à loyer modéré tout en renforçant le lien social via le développement d'actions solidaires dans les structures de quartier (centres sociaux, mairie de quartier, associations de proximité...). Le projet a été lancé en 2018 dans les quartiers de Moulins, Wazemmes, Bois Blanc, Lille Sud et Fives. Selon les données de la MEL, le dispositif comptait 45 kapseurs en 2020 (dont une partie vivant également à Pont de Bois, à Villeneuve d'Ascq). L'objectif était alors de passer à 75 kapseurs en 2020.

Interrogée sur l'évolution du dispositif, la mairie de Lille précise que l'AFEV accompagne désormais des kapseurs dans trois quartiers : la résidence Magenta à Wazemmes, les résidence Alsace et Trévise à Moulins et le secteur Concorde - en cours de réhabilitation - à Faubourg de Béthune. Au total, 13 logements sont dédiés au dispositif, pour 27 kapseur. 

La Ville précise que les kapseurs ont été formés à la gestion de conflit, la communication non violente, le montage de projet et les violences sexistes. A Moulins, les kapseurs ont par exemple participé à l'animation du programme festif et artistique "Jacques Jacques Jacques", sur la place Jacques Fébvrier, et à Wazemmes, ils ont contribué à l'animation d'un jardin partagé. 

Au regard des chiffres, nous pouvons donc dire que l'objectif de multiplication des kapseurs n'est pas atteint à la fin du mandat, même si le dispositif a été pérennisé. 

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