L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 22/12/2025
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Depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février 2022, 975 réfugiés ukrainiens ont trouvé asile à Lille. En 2023, 435 étaient logés dans la capitale des Flandres, certains en familles d’accueil, d’autres dans des logements individuels. Les autres ont soit rejoint des amis ou de la famille ailleurs en France, ou sont retournés dans leur pays, en Ukraine.Pour cet accueil, la ville de Lille a déployé de grands moyens : 11 élus ont été mobilisés pour trouver et suivre les familles d’accueil. En tout, ce sont pas moins de 700 familles qui ont proposé une solution d’hébergement.

Depuis 2024, la Ville de Lille a également mis en place des séjours "de répit" pour les adolescents ukrainiens de Kharkiv. 120 enfants ont pu être accueillis grâce à ce dispositif. 

Un an et demi plus tôt, le 18 août 2021, les talibans prenaient le contrôle de Kaboul. Depuis, 110 Afghans ont été recueillis dans des logements appartenant à la ville de Lille. La solidarité des Lillois semble, cette fois-ci, s’être orientée vers des dons physiques : vêtements, produits d’hygiène… en tout 1 644 donateurs se sont manifestés en une semaine. Mais, de l’aveu même de la maire de Lille, « aucun particulier ne s’était porté volontaire pour accueillir chez lui des réfugiés afghans ».

C’est malgré tout une promesse tenue pour la mairie de Lille, qui a aussi œuvré pour l’insertion professionnelle des réfugiés, “surtout grâce au réseau”, confie Martine Aubry. Une dizaine de réfugiées ukrainiennes ont ainsi pu trouver un emploi dans la restauration, et les artistes afghans sont particulièrement suivis par la mairie.

Cela n’a cependant pas empêché certains migrants d’être expulsés de leurs habitats de fortune, comme ceux qui vivaient sur la friche Saint-Sauveur et qui ont dû quitter les lieux début septembre. Si leurs conditions de vie étaient loin d’être dignes - le lieu étant connu pour le trafic de drogues et la prostitution - les exilés ne se sont pas tous vus proposer une solution d’hébergement.

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Construction de 8000 logements

Mairie + Métropole Logement
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 02/02/2026
En annonçant 8000 logements à construire au cours des six prochaines années, Martine Aubry reste dans la lignée de ses deux derniers mandats (23 400 logements construits, dont 30 % sociaux, entre 2008 et 2020). Ce chiffre de 8000 logements à bâtir répond à un besoin de 1 200 nouveaux logements par an. La maire de Lille, longtemps adepte de la « ville dense », doit désormais concilier la nécessité de construire avec la nouvelle priorité donnée à la « métamorphose paysagère » de la commune.

Entre 2015 et 2020 - soit quasiment la durée du précédent mandat de Martine Aubry - ce sont plus de 9 000 logements qui ont été construits à Lille.

Dans son programme local de l'habitat (PLH), publié en 2022, la ville de Lille (en prenant en compte Hellemmes et Lomme) prévoyait la construction de 141 nouveaux projets d'habitat d'ici 2028, pour un total de 8 788 logements. Un nombre qui reste inférieur aux nécessités du terrain : "sur le territoire lillois, les besoins sont estimés à 10 850 logements", précise le document. 

Dans son bilan sur le logement présenté lors du conseil municipal du 12 décembre 2025, Anissa Baderi, adjointe en charge du dossier, alertait : "les besoins sont toujours croissants et il nous faut pouvoir y répondre". Elle explique que la production a été fortement impactée par la crise sanitaire et l'explosion des coûts de construction, mais aussi le recours contre le projet Saint-Sauveur. "2000 logements ont cruellement manqué aux Lillois en cette crise du logement", regrette l'élue. 

D'ici à mars 2026, la Ville assure qu'elle aura inauguré 6560 nouveaux logements dont 34% abordables. Parmi ces logements, 1200 logements sont destinés aux étudiants, 300 issus de transformation de bureaux. "Rien n'est jamais simple en matière de logement mais ce fut particulièrement difficile dans ce mandat (...) Nous sommes a 80% de l'objectif, c'est un beau résultat [dans ce contexte]", appuie Anissa Baderi.

L'écologiste Stéphane Baly conteste ces chiffres. Se fiant aux données ministérielles de la base Sitadel, qui recense les permis de construire, il a noté seulement 3500 nouveaux logements construits sur le mandat. 

Puisque la mairie de Lille n'a pas atteint l'objectif chiffré qu'elle s'était fixé, nous classons cette promesse comme non tenue. 

Valorisation du transport fluvial pour particuliers et marchandises

Mairie Mobilités
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 02/02/2026
Exploiter la Deûle et en faire une véritable voie pour les transports en commun, c’est l’idée émise par Damien Castelain dans son projet métropolitain. Il souhaite créer des navettes fluviales sur la Deûle pour les trajets du quotidien ou touristiques, « notamment dans les secteurs des Weppes entre Don et Lille ».

En 2020, le président de la métropole et les représentants des Voies navigables de France avaient estimé un investissement de 200 à 250 000 euros pour mettre les navettes sur l’eau. La principale difficulté résidait à l’époque en la vitesse des bateaux. Aujourd’hui cependant, le projet ne figure pas dans le plan de mobilités de la MEL à l’horizon 2035, et semble avoir disparu des radars.

La ville de Lille a cependant terminé un autre chantier important : la construction de sa gare d’eau, en collaboration avec la MEL. Achevée en 2023 et située aux Bois-Blancs, elle constitue la première halte nautique sur la Deûle, accessible aux bateaux de plaisance.

Une nouvelle jetée de 113 mètres de long et de 5 mètres de large a été construite. Elle permet l’amarrage de 17 péniches destinées au logement et d’un bateau recevant du public.

Néanmoins, le transport fluvial pour particuliers et marchandises n'a pas connu un boum au cours de ce mandat, nous classons donc cette promesse comme non tenue. 

Verdir les entrées de villes et faciliter leur franchissement à pied ou à vélo

Mairie Urbanisme
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 02/02/2026
Depuis le début du mandat actuel de Martine Aubry, plusieurs aménagements cyclables ont été réalisés aux entrées de la ville, comme sur le boulevard de Strasbourg, par exemple. Le pont de Tournai, à Fives, a aussi fait l’objet de travaux, ainsi que la porte d'Arras ou encore la rue de Cambrai (entre JB Lebas et porte de Valenciennes.

Certains trottoirs ont été élargis pour favoriser la marche à pied, comme sur le boulevard Carnot ou la rue de Jussieu (Moulins).

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