«Dès le lendemain de l’annonce du confinement, tout était à l’arrêt aux Herbiers. Il n’y avait plus personne. » Fabien Moreau, PDG type trentenaire en jean baskets, a dû mettre ses 70 salariés au chômage partiel dès le premier jour de confinement, le 16 mars dernier. Pas le choix : le cœur de métier de sa PME, Cosika, est de repenser la décoration d’intérieur chez les particuliers. « Je perds 18 000 euros de chiffre d’affaires chaque jour », s’alarme-t-il. Dans la zone artisanale et commerciale où il est installé, au sud ouest de la ville vendéenne, on n’aperçoit qu’une poignée de salariés et surtout des parkings déserts.

D’habitude, ils sont complets. Et pour cause : dans ce petit coin du bocage vendéen, les créations d’emploi sont depuis des années supérieures d’un tiers à la moyenne française. Enquête statistique après enquête statistique, le taux de chômage y reste invariablement l’un des plus bas du pays. Bienvenue aux Herbiers, 16 000 habitants (30 000 dans la communauté de communes), une dizaine de zones d’activités, un modèle de dynamisme économique et un bon étalon de la glaciation que connaît aujourd’hui l’act

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