Trente ans après une exposition pionnière, Nantes revisite son passé négrier

Dans l’enceinte du château des ducs de Bretagne, une exposition didactique apporte de nouveaux éclairages sur les collections de la ville, premier port négrier de France. En replaçant l’essor de la traite nantaise dans le temps long, et à l’échelle de non pas trois, mais quatre continents. Un reportage de notre partenaire, Mediapart.

Abime
Dans l’enceinte du château des ducs de Bretagne, une exposition didactique replace l’essor de la traite nantaise dans le temps long, et à l’échelle de non pas trois, mais quatre continents. / Photo : LVAN/David Gallard

Les deux tableaux, acquis par le musée d’histoire de la ville de Nantes en 2015, forment un diptyque. Dans un intérieur cossu, les époux Deurbroucq exhibent leur fortune dans une pose figée, chacun flanqué d’un domestique noir.

« L’Abîme », exposition consacrée à la traite négrière visible jusqu’en juin au château des ducs de Bretagne, ne s’intéresse pas tant à l’histoire des deux époux. Leur biographie est bien documentée, et depuis longtemps :

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Temps de lecture : 8 minutes

Par La rédaction de Mediapart