Avec un score cumulé de près de 50 % pour les six candidats de gauche à Toulouse, comment les électeurs de la ville rose envisagent le second tour ? Entre barrage à l’extrême droite, abstention ou ras-le-bol du président sortant, tous les scénarios sont envisagés. Les 98 402 Toulousains qui ne seront représentés par aucun des deux candidats restants vont devoir faire un choix et certains seront là où on ne les attend pas...

Rencontré rue Théodore-Ozenne, Jimmy, 21 ans, a voté Jean-Luc Mélenchon, dimanche 10 avril. Déçu par le résultat, il ne compte pas aller voter au second tour. « Je ne peux pas voter Macron, car il est responsable des résultats de l’extrême droite. Je ne le considère pas comme étant opposé à Le Pen, estime cet étudiant en informatique. Je pense que l’abstention massive face à ce duo sera plus efficace politiquement. Un président sans véritable légitimité est plus facile à combattre. C’est un pari. »

En 2017, Bénédicte, 58 ans, a fait barrage à l’extrême droite en votant pour Emmanuel Macron au second tour. On ne l’y reprendra pas cette année. « Non, tant pis ! Ça fait trop longtemps qu’on doit choisir entre la peste et le choléra. Les Français veulent prendre le risque à chaque fois, et bien nous verrons ce que ça donne ce coup-ci », déplore cette professeure des écoles électrice du candidat LFI.
Un barrage... contre Macron
D’autres électeurs de gauche orientent leur choix vers Marine Le Pen, tant le président sortant les a dégoûtés. Assis avec ses collègues à la table d’un café des Carmes, Franck sait déjà pour qui . . .

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