«Quel cinéma ! » Pendant la suspension de séance de sa première journée à l’Assemblée nationale, François Piquemal n’en finit pas de s’étonner de la cohue régnant dans la salle des Quatre colonnes. Mi-amusé mi-dépité, le nouveau député LFI de la 4e circonscription de Haute-Garonne observe l'effervescence médiatique de cette célèbre antichambre du Palais Bourbon, où se pressent les parlementaires les plus connus pour répondre aux journalistes des chaînes nationales et étrangères. Face au tumulte, les administrateurs de l’Assemblée tentent tant bien que mal de faciliter le passage des élus voulant regagner l'hémicycle.

Deux heures plus tôt, ce 28 juin, c’est pourtant bien à un spectacle médiatique qu’il a lui aussi participé dix minutes avant la rentrée officielle de la XVIe législature. Vers 14h50, les 151 députés insoumis, écologistes, socialistes et communistes ont choisi d’arriver tous ensemble dans l’hémicycle pour démontrer la solidité de la Nupes, coalition électorale devenue intergroupe parlementaire. Un parterre de caméras les y attendait impatiemment pour recueillir une courte déclaration de circonstance et immortaliser l'instant.

Aux côtés de François Piquemal, pour cette photo de famille aux airs de rentrée des classes, quatre autres députés Nupes de l'aire toulousaine : Anne Stambach-Terrenoir, Christophe Bex, Hadrien Clouet et Christine Arrighi. Alpaguée quelques secondes sur les marches du perron, la nouvelle députée de la 9e circonscription de Haute-Garonne décrypte sommairement cette arrivée calculée : « C’est la traduction de notre souhait que ce rassemblement perdure ». Pas le temps d’en dire plus. Déjà, la cloche sonne et . . .

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