Comment Jean-Marc Ayrault a obtenu « au forceps » la Fondation pour la mémoire de l'esclavage
Vendredi 10 mai, dans les jardins du Luxembourg à Paris, Emmanuel Macron commémorait le souvenir de l’esclavage et de son abolition, en annonçant officiellement la création d’une fondation dédiée à cette page sombre de l’histoire de France. L’idée n’est pas récente, puisque François Hollande avait confié cette mission à son ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, il y a maintenant trois ans. Mais après une longue attente, les choses sont désormais en bonne voie : le 30 avril dernier, le Conseil d’État (qui doit encore les valider) a reçu les statuts de la future fondation, qui devrait ouvrir ses portes en 2020, dans l’ancien hôtel de la Marine rénové, place de la Concorde.

Il aura donc fallu quatre ans à l’ancien maire de Nantes pour mener à bien ce projet. Quatre ans et surmonter un certain nombre de difficultés, que décrit  l’hebdomadaire Le Point, dans sa livraison . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.