Municipales 2020 : Johanna Rolland impose son rythme...
Voilà ce qui s’appelle mener une campagne à sa main. Après avoir lancé les hostilités dès le mois de juin, en promettant la gratuité des transports en commun nantais le week-end, en cas de réélection, Johanna Rolland a présenté lundi 7 septembre une autre mesure phare : la mise en place, en 2021, d’une police métropolitaine des transports. Entourée de 14 maires (tous de gauche) de l’agglomération, l’élue nantaise a détaillé sa proposition : embauche de 32 agents, qui patrouilleront chaque jour et chaque soir dans les trams, les bus et sur les quais. La mesure devrait coûter 2,1 millions d’euros par an.

Résultat, alors que ses trois principales concurrentes semblent encore scotchées sur la ligne de départ, la maire sortante prend plusieurs longueurs d’avance dans la campagne. Après avoir coupé l’herbe sous le pied des écologistes avec la gratuité des bus et trams le week-end, la voilà qui grille la priorité à la droite et aux macronistes. La question de la sécurité est en effet l’un des thèmes favoris de la candidate LR, Laurence Garnier. Quant à la police des transports, elle avait été proposée, mais sous une autre forme, proche de celle existant à la RATP ou à la SNCF, par François de Rugy lorsque ce dernier était encore président de l’Assemblée Nationale et candidat potentiel à la mairie de Nantes. Lundi ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de le faire remarquer sur Twitter (obtenant en retour quelques commentaires peu amènes).

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.