A l’Université, la succession d’Olivier Laboux plus difficile que prévue pour Carine Bernault
« Un résultat qui sonne comme un désaveu pour l’équipe sortante », analyse-t-on du côté syndical. Lundi 10 février, les personnels de l’université de Nantes étaient appelés à élire leurs représentants au conseil d’administration de l’établissement (ainsi qu’à la commission "formation et vie universitaire" et à la commission "recherche"). Les résultats s’avèrent effectivement décevants pour la liste « Université demain », soutenue par Carine Bernault, actuelle première vice-présidente du sortant, Olivier Laboux. Sur les 20 sièges d’administrateurs (sur 34) réservés aux élus du personnel répartis en trois collèges,
Vote par collège
Dans le collège A, celui des enseignants-chercheurs, qui envoie sept élus au conseil d’administration, la liste « Université demain » obtient cinq sièges, contre deux à la liste « Ensemble pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche » (FSU, CFDT, FO, CGT). C’est un de moins qu’en 2016. Mais c’est dans le collège B, celui des maitres de conférence, des chercheurs et autres enseignants, que la différence est plus nette. Alors qu’en 2016 la liste Labout y emportait cinq sièges, celle de sa dauphine plafonne à deux. Les cinq autres revenant à l'intersyndicale. Dans le collège C, enfin, les personnels administratifs, techniques et de service ont réparti leurs six sièges au conseil d’administration entre quatre listes : deux pour « Université demain » et « Ensemble pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche » ; un pour l’Unsa comme pour le SNPTES (Syndicat national des personnels titulaires et contractuels de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur . . .

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C'est parti !

Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.