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Archipel Citoyen prêt à accueillir Pierre Cohen ?

Maxime Le Texier était présent, mercredi 11 décembre, à la réunion « unitaire » organisée par Pierre Cohen à la salle Osète, à Toulouse. L’occasion de partager une petite confidence avec la cinquantaine de participants : l’élection d’Antoine Maurice à la tête de la liste d’Archipel s’est jouée « à une voix près ». Le fondateur d’Archipel, qui était lui-même candidat, n’a pas précisé qui était le principal concurrent de l’élu écologiste lors du huis-clos qui a procédé à la désignation.

Elections 2020

Durant la rencontre, le co-fondateur d’Archipel Citoyen a été interpellé par les partisans de l’ancien maire, qui plaide inlassablement pour une liste unique à gauche face à Moudenc. « Pourquoi nous poussez-vous à faire une troisième liste », demande un ancien du PS qui accuse les « archipellistes » d’avoir écarté les partis. « On n’est pas contre les partis, on en a déjà six avec nous », rétorque Maxime Le Texier, qui laisse une porte-ouverte à Génération-s et aux petites formations restées fidèle à Pierre Cohen. « On a eu des désistements, il faut voir », dit encore Le Texier, qui précise toutefois qu’avec « plus de 70 candidats sur liste d’attente, c’est complexe ». La question devait être à l’ordre du jour de l’assemblée « militante » d’Archipel Citoyen, lundi soir, à Basso Cambo. Pierre Cohen doit, quant à lui, dire mercredi au Florida ce qu’il fera en 2020.


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Une liste des « quartiers » en préparation

Deux représentants de « Tous pour Toulouse » figuraient également au premier rang de la réunion unitaire de l’ancien maire socialiste. Les militants de ce collectif ont annoncé depuis un an leur volonté de monter une liste sur le modèle de celle constituée par Ahmed Chouki en 2014 (Toulouse En Marche, 1,67 % des voix au premier tour). Ils ont organisé une journée de tractage commun avec les fidèles de Pierre Cohen sur le marché d’un quartier périphérique quelques jours plus tôt. « On a tracté à Bellefontaine, mais on ne vous voit pas au Mirail », a lancé à Maxime Le Texier, un militant qui avait fait campagne pour Jean-Luc Moudenc en 2014.


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Le PCF propose dix noms pour la liste UNEElections 2020

Les militants communistes toulousains ont approuvé à 90 % la liste des dix candidats PCF susceptibles de rejoindre la liste de Nadia Pellefigue aux élections municipales. 45 % des militants ont participé au vote. Derrière le chef de file Pierre Lacaze, actuel conseiller municipal et président du groupe communiste au Capitole, on retrouve, dans l’ordre, Martine Lucas, Jean-Marc Barès (conseiller municipal sortant), Ines Goffre Pedrosa, le cheminot Jérôme Monamy, Assan Lakeoul (Jeunesse communiste), Jacques Rouquayrol, Laura Pibou, Fabien Lopez et Monique Durrieu (conseillère municipale sortante). Deux ou trois de ces noms ne figureront pas sur la liste finale de Nadia Pellefigue pour libérer des places à des candidats non encartés. Le PCF proposera deux ou personnes « d’ouverture ». Martine Croquette, conseillère municipale sortante, n’a pas fait acte de candidature. Sa collègue Monique Durrieu a quant à elle souhaité apparaître en position non éligible.


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Moudenc sort le chéquier pour les quartiers

Le maire sortant Jean-Luc Moudenc investira, en cas de victoire, 150 millions d’euros pour embellir les quartiers toulousains, selon La Tribune Toulouse. Annoncée le 16 décembre, cette promesse de campagne prévoit de consacrer 75 millions d’euros à l’aménagement les alentours des stations de la future 3e ligne de métro, prévue au plus tôt fin 2025. Cinquante autres millions d’euros seront alloués « à la transformation de places principales en cœur de quartier ». Les 25 millions d’euros restants financeront le réaménagement de placettes.


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À L’Union, une seule liste à droite

Christine Gennaro-Saint a dévoilé la liste qu’elle conduira aux prochaines municipales à L’Union. Cette liste « Pour L’Union » ne comporte ni le sigle ni le logo Les Républicains, bien que Christine Gennaro-Saint soit la secrétaire départementale de ce parti. À la 4e place figure Benoît Espiau, qui se réclame du MoDem et de la majorité présidentielle. Celui-ci avait déclaré son intention, il y a seulement un mois, de monter sa propre liste centriste « #aimer l’union » pour occuper un espace politique entre « la droite radicale » de Christine Gennaro-Saint et « la gauche radicale » du maire sortant Marc Péré. Christine Gennaro-Saint a su trouver les arguments pour le faire changer d’avis. La liste « Pour L’Union » affiche une moyenne d’âge de 55 ans, dans une commune où 45 % des électeurs ont plus de 60 ans. À noter la présence en 16e position d’un étudiant, Alexis Costa, qui se présente comme « débloqueur de l’Université Jean-Jaurès en 2018 ». L’opposition unionaise sera donc rassemblée pour ce scrutin qui pourrait se résumer à un duel gauche-droite. Christine Gennaro-Saint tiendra sa première réunion publique le 16 janvier.

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Point final.
Avatar de Stéphane Thepot  et  Bruno Vincens
Correspondant à Toulouse pour la presse nationale (Le Point, Le Monde, L'Express, La Croix) depuis plus de 25 ans, Stéphane a commencé sa carrière dans les radios que l'on disait "libres" et la presse agricole. Il a aussi rédigé un livre-enquête sur les paysans dans l'Aveyron (ateliers Henry Dougier) et un "anti-guide touristique" pour les néo-toulousains (Héliopoles). Diplômé de Sciences-Po Toulouse, il intervient auprès des nouvelles générations d'étudiants qui se destinent au journalisme.

1 COMMENTAIRE

  1. A l’ Union une seule liste de droite ? Pas tout a fait sur !
    Marc Péré va sans aucun doute rester dans son fauteuil si il renouvelle ses plemettes et placer des jeunes sur sa liste. La droite l’emportera de justesse si il ne change pas sa liste par de nouvelle têtes….souriantes. Le point faible de la droite c’est qu elle traine depuis 50 ans a l’Union avec le dynausaure…GB. Son tandem en 2020 a un parfun de déjà vue depuis une dizaine d’années. La liste devait être difficile a monter car on voit le plus jeune Paul Piassamonti, son fils qu’elle a eu d’un second mariage avec un jardinier. Espiau un inconnue pas l’air trés sérieux qui a été dans l’impossibilité de monter sa liste. Pas trés courageux le loustic.
    On est dans une époque de dégagisme ! mais la droite va bénéficier des 30% de Marine qui est bien installée. Marc Péré, même s’il n’y est pour rien va essuyer la colère des aristos et du FN de l’Union qui ne veulent pas de logements sociaux.
    L’Union c’est le loto a suivre

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