Ce mardi 25 juin, le mercure a dépassé les 35° Celsius. Et il devrait chatouiller, voire dépasser, les 40° ce jeudi et vendredi. L’été lyonnais commence à peine. Mais il est déjà chaud. Très chaud. Encore une fois… Entre Rhône et Saône, la température moyenne annuelle a augmenté, selon Météo France, de 1,7° Celsius depuis 50 ans avec des tendances plus marquées au printemps – +2°C – et  l’été – +2,4°C –, contre « seulement » +1,4°C à l’automne.

Sur les 11 épisodes de canicule recensés nationalement par Météo France depuis 2013, aucun n’a épargné la région lyonnaise. Alors que, désormais, entre juin et septembre, il pleut beaucoup moins : les précipitations ont chuté de 10 à 20% entre 1950 et 2013, tandis qu’elles augmentent à l’automne et en hiver. Résultat, depuis 30 ans, il fait plus chaud l’été à Lyon qu’à Avignon ou à Montpellier. Et ce n’est pas terminé ! Avec le changement climatique en cours, en 2050, la métropole lyonnaise devrait connaître des étés équivalents – au mieux – à ceux de Madrid. En 2100, à ceux du sud algérois, scandés tous les deux ans en moyenne par des canicules dignes de celle de 2003. Bref, une fournaise invivable. Alors que fait-on ?
60°C sur le bitume, 35 à Bellecour
Depuis 2011, le Grand Lyon s’est doté d’un plan climat [(re)lire notre article d’avril 2018 : « A Lyon, la transition énergétique à petite vitesse »]. Plutôt bien fourni en matière d’actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, il est à la traîne pour ce qui est d’adapter notre environnement aux conséquences déjà avérées du réchauffement. Exemple avec les [annexe link="« îlots de chaleur . . .

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