En entrant au gouvernement de Manuel Valls, en février 2016, Jean-Michel Baylet avait cédé la présidence de La Dépêche du Midi à son ex-femme, Marie-France Marchand Baylet. Libéré de ses fonctions ministérielles en mai dernier, le septuagénaire a aussitôt repris la tête du groupe. Dans la foulée, en septembre dernier, le plus jeune de ses trois enfants, Jean-Benoît Baylet, a été propulsé au poste de directeur général adjoint. Juste avant ses 30 ans. Un poste qu'avait déjà occupé de 2012 à 2014 l'autre fiston, Jean-Nicolas Baylet, avant de devenir le directeur général de la société. C'est donc une troisième génération de Baylet qui s'installe au sommet de l'organigramme du quotidien, assurant à la famille un règne sans partage sur l'information régionale pour de longues années encore.

Jean-Nicolas, successeur désigné de Jean-Michel Baylet à la tête du journal

Dans un parcours professionnel, être le fils du baron local, ça aide... Après avoir étudié à l'école de commerce de Lyon et effectué un stage dans la banque Natixis à New-York, Jean-Nicolas Baylet a fait ses premières armes en 2009 dans une filiale en Argentine du groupe pharmaceutique Pierre Fabre. Lequel est actionnaire de La Dépêche du Midi aux côtés de la famille Baylet. Jean-Michel est venu rendre visite à son fils en Amérique du Sud. « Il est temps de rentrer à la maison », lui dit-il alors. A son retour, en janvier 2011, à 26 ans, Jean-Nicolas Baylet est catapulté au poste de directeur délégué. Pour prendre ses marques dans le groupe, il suit d'abord une sorte de parcours initiatique, qui consiste à faire le tour de tous les services (publicité, imprimerie, rédaction, etc.) pendant un an.

En Argentine, Jean-Nicolas a aussi rencontré son épouse. A 18 ans, la jeune femme a quitté Buenos Aires pour suivre Jean-Nicolas à Toulouse. Il lui faut trouver un travail. Pas de problème ! Le 30 septembre 2015, le comité d'entreprise est consulté sur l'embauche d'une salariée en contrat de qualification. Il s'agit d'un contrat en alternance pour près de 12 000 heures sur une année à La Dépêche Interactive, filiale du groupe pour les activités sur Internet, rémunéré à 80% du SMIC. Lors de la présentation du dossier, selon les syndicats, Jean-Nicolas ne pipe pas un mot sur ses liens avec la jeune femme. Ils feignent donc de ne rien savoir et lui jouent un tour : « Je sais que La Dépêche s'en tient à la base légale de rémunération quant à ce type de contrat, pourtant, elle pourrait s'enorgueillir d'aller au delà, car ce n'est pas avec un salaire de 80% du SMIC qu'on peut subvenir . . .

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