Sept ans qu’elle est sortie de terre, et ses portes sont toujours closes. Dans le quartier de Bordelongue, plantée au bord du périphérique, la Tour 4 des « Portes du Sud » reste désespérément vide. Pas un nom d’entreprise sur les boîtes aux lettres. L’entrée est verrouillée. Tout en haut, dans l’obscurité du petit matin, les deux cages d’ascenseurs, seules sources de lumière, semblent n’être jamais descendues de leur perchoir. Des locaux plongés dans le noir… Et un bâtiment aux allures fantomatiques, quand certains bureaux des tours voisines s’éclairent les uns après les autres, avec l’arrivée des premiers employés. Dans ce secteur, près de 50 % des 47 000 mètres carrés de bureaux sont inoccupés depuis leur construction en 2010. En tout, 240 000 mètres carrés demeurent vides dans l’agglomération toulousaine !

Pourtant, le marché de l’immobilier d’entreprise se porte bien. En 2016, « un record inégalé en nombre de transactions » a été réalisé, selon l’Observatoire toulousain d’immobilier d’entreprise (Otie). Et le cru 2017 sera sans nul doute du même acabit. Les professionnels du secteur ont le sourire. Sauf qu’en dix ans, le « stock total », c’est-à-dire l’ensemble des bureaux vides de l’agglo, a plus que doublé, selon les chiffres du réseau d’agents immobiliers CBRE, poids lourd du secteur. « Ce stock est constitué de constructions anciennes, pour une écrasante majorité, note Michèle Bellan, directrice régionale de CBRE et présidente de l’Otie. Ce sont des locaux qui ne correspondent pas aux attentes du marché et sont donc difficiles à écouler. »

Des locaux inadaptés au logement

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