Quand le serpent de bitume devient un serpent de mer... Les plaintes contre le circuit automobile d'Albi pleuvent, mais pour les riverains rien ne change : les moteurs continuent de ronfler. « J'habite à un peu plus de 300 mètres du circuit, je suis chez moi, et au moment où vous m'appelez, cela fait deux heures que j'entends une voiture tourner en boucle », s'agace Gérard Poujade, le maire du Séquestre, commune voisine d'Albi.

La construction du circuit automobile sur une zone non-urbanisée de la commune du Séquestre a été décidée en 1962. Avec l'étalement urbain, le circuit s'est vite retrouvé cerné par les habitations, si bien que des conventions ont été signées dès 1984 pour juguler les nuisances sonores. Mais depuis que l'infrastructure a été confiée à une société privée, DS Events, en 2015, le boucan a augmenté jusqu'à devenir insupportable pour bon nombre de riverains. La municipalité d'Albi ayant imposé à DS Events de réaliser un chiffre d’affaires conséquent pour prolonger la délégation de service public, l'entreprise n’a guère d’autres choix que d’exploiter à fond le circuit. Et elle ne se prive pas !

« Sans constatation des infractions par un service de l’Etat nous ne pouvons rien faire... »

Sauf que depuis le 9 août 2017, les choses ont changé : le décret 2017-1244 relatif à la prévention des risques liés au . . .

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