C'est un joli pactole de 1,2 milliard d’euros qui attise les convoitises. A qui Toulouse Métropole va-t-elle attribuer, à partir de 2020, la gestion de l’eau et de l’assainissement sur l’ensemble de son territoire ? Quatre candidats sont sur les rangs. Veolia est le tenant du titre puisque la puissante multinationale gère l’eau et l’assainissement à Toulouse, la ville centre. Son challenger s'appelle Suez (ex-Lyonnaise des eaux). Deux outsiders espagnols viennent s’immiscer dans cette bataille de l'eau : Aqualia et Aguas de Valencia.

Tous les quatre veulent décrocher la timbale de la délégation de service public (DSP)… sauf si la Métropole décide de confier l'eau et l'assainissement à une régie publique. Cette solution extrairait la ressource naturelle du secteur marchand. La gauche toulousaine, militants et élus, se mobilisent pour la régie, suspectant Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de la Métropole, de privilégier la DSP.

Les 37 communes de la Métropole connaissent pour l'heure des situations très disparates. Dans le cadre d’une DSP entrée en vigueur en 1990, Toulouse a attribué pour trente ans eau et assainissement à la Compagnie générale des eaux, devenue Veolia. Une dizaine de communes, dont Balma, font appel à Suez, qui n'est que prestataire. Et six communes préfèrent la régie directe, parmi lesquelles Colomiers et Tournefeuille, deuxième et troisième villes de la Métropole. La loi, qui attribue désormais la compétence de l'eau et de l'assainissement aux intercommunalités, va homogénéiser le paysage. Le contrat de Veolia s’achève à Toulouse le 29 février 2020 et les échéances dans . . .

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