Mordant, décalé et toujours drôle. Chaque semaine, la dessinatrice Twister pose son regard sur une publication de Mediacités ou une autre actualité lyonnaise. Cette semaine, retour sur les nouvelles méthodes de la préfecture du Rhône pour "fluidifier" l'hébergement d'urgence.

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Il faut parfois traduire le jargon administratif en exemples concrets. Ainsi, quand la préfecture du Rhône entreprend de « favoriser la fluidité du dispositif d’hébergement d’urgence », les non‐initiés seraient tentés d’applaudir. Après tout,14 000 personnes ne sont‐elles pas en attente d’une place d’hébergement dans le Rhône, tandis que 27 000 places sont occupées en permanence ? Un peu de fluidité ne peut pas nuire..
En réalité, en imposant aux structures d’accueil de faire signer à leurs résidents des contrats d’hébergement de trois mois renouvelables, contre six mois ou un an auparavant, la nouvelle politique mise en place par les services de l’Etat équivaut à instaurer un tri entre des personnes en situation de précarité. En termes administratifs on appelle ça « mettre fin à la prise en charge » du fait de « critères de vulnérabilités » non remplis. A Mediacités, on dirait plutôt : remettre à la rue pour libérer des places. Une question de point de vue qui n’a pas échappé au regard caustique de Twister. Pour vous faire le vôtre, vous pouvez aussi relire notre enquête publiée la semaine dernière sur ce sujet :
Chaque semaine, Twister pose son regard sur un article précédemment publié dans les pages de Mediacités Lyon ou sur une autre actualité locale. Pour découvrir l’humour et le coup de crayon de notre talentueuse dessinatrice, faites donc un tour sur son site ou sur son compte Instagram.
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