Le confinement purifie l’air toulousain

En fin d'après-midi, le périphérique est inhabituellement vide à Toulouse. / © Gael Cérez

Question d’Emma à Veracités : 

« Il y a habituellement beaucoup de voitures circulant sur les routes à Toulouse. Le confinement a-t-il un impact concernant la pollution de l'air ? »

C’est peut-être l’un des seuls effets positifs de l’épidémie en cours. En raison des mesures de confinement, le trafic routier a fortement chuté à Toulouse. Les rues sont vides. Le périphérique aussi. Fini les embouteillages quotidiens, matins et soirs ; place à quelques véhicules – camions et automobiles – tout au plus qui circulent dans la plus parfaite des fluidités, et dans un air de plus en plus propre.

Car logiquement, comme l’observe l’Atmo Occitanie, l’association de surveillance de la qualité de l’air, les émissions de polluants ont drastiquement diminué depuis la mise en place du confinement lundi 16 mars. « Sur la pollution en proximité du trafic routier, on observe quasiment une baisse de 50 % des concentrations d’oxydes d’azote (dioxyde d’azote, monoxyde d’azote et oxydes d’azote), analyse Dominique Tilak, directrice générale de l’Atmo Occitanie. La baisse de circulation est très efficace pour réduire les concentrations d’oxydes d’azote dans l’air. L’effet est immédiat. D’habitude, on le voit la nuit. Là, c’est visible toute la journée. »

L’association mesure la qualité de l’air dans huit points de l’agglomération. Outre les principaux axes de trafic routier, elle analyse également la qualité du « fond urbain », c'est-à-dire l’air respiré dans le reste de la ville. Concernant cette zone, donc, « il n’y a pas encore d’effet visible. C’est . . .

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