À l’occasion des élections municipales, Grisélidis invite les candidats à prendre position sur la prostitution. L’association, qui accompagne les travailleurs et travailleuses du sexe, notamment concernant leur santé et aux droits, pointe les dangers générés par les arrêtés anti‐prostitution mis en place et renouvelés par la mairie de Toulouse depuis 2014.
Le dernier arrêté, datant d’octobre 2025, a encore élargi le périmètre d’interdiction de « stationner ou de se livrer à des allées et venues répétées » aux personnes exerçant la prostitution. Désormais sont concernées les quartiers Matabiau, Chalets, Raisin, Ponts Jumeaux, Minimes, Salade et Fondeyre.
Pour Grisélidis, ces arrêtés mettent en danger les travailleuses et travailleurs du sexe en les poussant vers la périphérie dans des zones isolées, mal desservies et souvent mal éclairées. La preuve selon l’association, le nombre de plaintes pour violences recueillies par l’association aurait augmenté en 2024
Des agressions en augmentation
Selon le rapport d’activités 2024 de Grisélidis, l’association aurait recensé cette année‐là 61 récits d’agressions, vécues principalement par des personnes se prostituant dans la rue, mais aussi sur Internet. Des agressions « plus violentes » sont également mentionnées : coups de couteau, menace avec une arme à feu lors de vols et tentatives de vol, agressions physiques, viols et tentatives de viols… En 2024, 279 entretiens individuels autour de violences ont été menés, contre 208 en 2023. Au premier rang, apparaissent les agressions (61) et les violences conjugales (40).
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