Rendre les bus gratuits, armer les policiers municipaux, végétaliser 70 nouvelles rues, couvrir le boulevard périphérique ou encore créer une brigade pour réquisitionner les logements vacants. Depuis quelques mois, les candidats à l’élection municipale à Lille multiplient les annonces pour tenter de convaincre les électeurs. Promettre des améliorations, projeter de nouveaux aménagements ou proposer des projets innovants : c’est le propre de toute campagne électorale.
Mais qui se souvient encore des engagements pris par Martine Aubry en 2020 ? Mediacités a, pendant six ans, gardé un œil attentif sur l’application du programme de la maire socialiste. Arnaud Deslandes l’a repris à son compte en lui succédant, en mars 2025, après sa démission. On fait le bilan de Radar, notre outil de suivi des promesses de vos élus.
Ces promesses sont toutes extraites du programme de 48 pages de l’équipe « Lille en commun, Lille en confiance » qu’avait distribué Martine Aubry durant sa campagne. L’équipe de Mediacités les a minutieusement recensées, et ce travail de mémoire démocratique a abouti à une liste de 211 promesses, rangées par thématiques – urbanisme, action sociale, logement, culture, sécurité… La Ville de Lille a joué le jeu, puisqu’elle a répondu à l’ensemble de nos questions transmises pour préciser certaines de ses actions.
111 promesses tenues, 63 abandonnées
A la fin du mandat, après avoir analysé l’ensemble des promesses de façon définitive, nous arrivons à 111 engagements tenus, 33 en partie appliqués, 63 abandonnés et 4 invérifiables. Martine Aubry a donc tenu plus de la moitié de ses promesses. Mais toutes ne se valent pas : construire 8000 logements est un engagement bien plus important, et complexe qu’installer « davantage » de bornes de recharge électriques pour les voitures, ou rejoindre le programme national « Refuges LPO » pour le retour des oiseaux en ville.