26 janvier 2026. La candidate à la mairie de Lille Violette Spillebout convie la presse à la présentation de son programme, dans une brasserie du quartier de Fives, son quartier, celui qu’elle affectionne particulièrement. Autour d’elle, une équipe soudée, du moins en apparence. Ils sont une dizaine à prendre place derrière une longue table en bois, pour balayer les thèmes sur lesquels ils travaillent depuis plusieurs mois. « Un programme concret qui porte une vision durable pour Lille, qui répond à l’urgence sociale, aux défis climatiques, qui n’est pas abstrait mais ancré dans les réalités », se réjouit la candidate de Faire Respirer Lille, le micro‐parti qu’elle a créé.
Mais très vite, le vernis craque. Ali Douffi, conseiller municipal d’opposition dont elle est proche, second de liste en 2020 et chef de file du mouvement Horizons, se cache dans un coin. Au moment de présenter les mesures pour lutter contre la pauvreté, l’isolement et les discriminations, il refuse la place qu’on lui propose au centre de la table. Un ange passe.
Puis vient le point de bascule : une petite déclaration qui fera couler beaucoup d’encre. « On n’est pas maire de Lille seule. Je souhaite une gouvernance renouvelée et ouverte, responsabiliser les oppositions, annonce Violette Spillebout. Je pourrai très bien confier à LFI la mise en place de la cantine gratuite, ou à Louis Delemer ou Matthieu Valet la question de la sécurité. »