La liste menée par Jean-Luc Moudenc ne reflète pas du tout la sociologie de la population toulousaine. Mediacités a utilisé la méthode du collectif Démocratisons la politique pour y constater l'hyper surreprésentation des classes supérieures et l'absence totale des classes populaires.
En 2020, la liste de Jean‐Luc Moudenc comptait 82 % de colistiers issus des classes supérieures. Cette année, sans que l’on sache si c’est le fruit du hasard ou d’un choix délibéré, les classes supérieures ne monopolisent que 56 % des 69 places. Un progrès indéniable en termes de représentativité.
Pour analyser la composition sociale de la liste Protégeons l’avenir de Toulouse, Mediacités s’est tourné vers Démocratiser la politique, dont le récent rapport a permis de mettre en évidence la sous‐représentation des classes populaires dans les élections. Ce collectif de chercheurs et militants issus des classes populaires a mis au point un outil disponible en ligne, permettant de classer les candidats en cinq grandes catégories (supérieures, moyennes, populaires, retraités, autres) (Voir en Coulisses).
Le chemin vers la parité sociale reste encore long cependant du côté du candidat Moudenc. Pour refléter la population toulousaine, la liste du maire sortant ne devrait aligner que 17 colistiers issus des classes dirigeantes, au lieu de 37 actuellement.
Mais son rééquilibrage en termes de parité sociale bén …