Hormis quelques stickers collés aux vitres et un logo (sans nom) près de la porte d’entrée, difficile de deviner ce qu’abrite le 115, cours Albert Thomas, dans le 8e arrondissement de Lyon. C’est là, en plein quartier Monplaisir, que Jean‐Michel Aulas a implanté le QG de « Cœur lyonnais », le mouvement créé autour de sa candidature à la mairie. Mais ce vendredi 30 janvier dernier, aucune ombre de l’homme d’affaires soutenu par la droite et les macronistes. C’est Eric Lafond, un des cinq secrétaires généraux de « Cœur lyonnais », qui anime une « conf’ » autour du thème de la végétalisation.
Une trentaine de partisans de Jean‐Michel Aulas ont répondu présents. La moyenne d’âge tourne autour de la soixantaine. Elle contraste avec celle de l’autre groupe de personnes présentes dans les locaux ce soir‐là, qui enchaînent les allées et venues dans les bureaux attenants à la salle principale. En coulisses, plus que jamais à quelques semaines du scrutin, les jeunes de « Génération Aulas » s’activent. « Il y a des membres tous les jours, on se relaie », confie l’un d’eux.
Ni parti, ni association, ce collectif informel a alimenté – voire initié [lire plus bas] ? – l’hypothèse d’une candidature de l’ancien patron de l’Olympique lyonnais dès l’hiver 2025. Composé au départ d’une poignée d’encartés à droite, notamment au parti Les Républicains (LR), il a ensuite agrégé des macronistes, quelques jeunes qui se prétendent socialistes, des adhérents de l’UNI, le syndicat étudiant (très) à droite, mais aussi, comme nous l’avons découvert [lire également plus bas], au moins une militante qui affichait sa proximité avec l’extrême droite, tendance Eric Zemmour, il y a quelques mois encore.
Leur point commun ? Avoir entre 20 et environ 30 ans, et partager une certaine fascination pour leur candidat. Mediacités a enquêté sur les jeunes chevilles ouvrières du phénomène Aulas.