Candidat de loin le moins investi de cette campagne lilloise, le très médiatique eurodéputé RN, ex-commissaire de police, permet au RN d’entrer à nouveau au sein du conseil municipal avec deux conseillers. Soit autant que le groupe de la macroniste Violette Spillebout.
À Lille, le RN fait son retour au conseil municipal avec deux représentants à Lille et un – Matthieu Valet – au conseil métropolitain. Au terme d’une campagne brouillonne, peu inspirée sur le fond, et menée a minima [(re)lire notre enquête], l’ex-commissaire de police rallié au parti lepéniste depuis les élections européennes a rempli la mission confiée.
Dans une ville ingagnable pour le RN, il enregistre 8,98 % des suffrages exprimés (soit 5 841 voix). Ce résultat reste néanmoins très en deçà du record de 2014. La liste portée alors par Eric Dillies avait obtenu 18,22 % des voix (10 198 en valeur absolue) offrant 5 sièges au RN.
Le FN/RN sous le Beffroi pour la quatrième fois
C’est en 1995 que le Front national, avec son groupe baptisé localement “Lille‐sécurité‐Front national” menée par Carl Lang, intégrait pour la première fois le conseil municipal lillois. Avec 9,72 % des suffrages au second tour du scrutin, le parti alors dirigé par Jean‐Marie Le Pen avait obtenu 3 sièges.
En 2001, le groupe frontiste, cette fois mené par Philippe Bernard, conduisait quatre élus sous le Beffroi (12,86 % des voix au second tour). En 2008 en revanche, il manquait le coche enregistrant seulement 5,69 % des voix. Eric Dillies, tête de liste malheureux six ans plus tôt, se rattrapera en 2014, en offrant …