Comme le révélait Mediacités en février, le quotidien est menacé d’un plan social alors que sa maison mère Sipa Ouest-France fait face à des difficultés financières. Les syndicats ont appelé à deux heures de « rédactions mortes » le 31 mars. Pendant ce temps, la chaîne Novo19, lancée en septembre, demeure la moins regardée de la TNT.
Drôle d’ambiance dans les 55 locales du quotidien Ouest‐France, premier en tirage papier et premier site d’information en France. Alors que les élections municipales touchent à peine à leur fin, un moment phare pour le grand journal « de la diversité des territoires », l’intersyndicale (SNJ, CFDT, CGT et FO) a appelé ses 1 700 salariés, dont 800 journalistes, à participer à un débrayage de deux heures ce mardi 31 mars 2026.
« Pendant cette opération “rédactions mortes”, de 18h à 20h, cessons toutes nos activités pour l’entreprise et montrons ainsi à la direction qu’elle ne pourra pas réaliser son plan d’économie contre la volonté des salariés du journal ! », explique leur communiqué. Selon une source syndicale, cette grève symbolique a été « bien suivie » à Ouest‐France. La tension sociale monte donc d’un cran alors que le comité social et économique (CSE) du quotidien a lancé un droit d’alerte économique le 12 février dernier. La direction a aussi essuyé ces derniers mois une douzaine de motions de défiance, émanant d’autant de départements.
https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2026/02/12/ouest-france-sous-la-menace-de-son-premier-plan-social/
« Trop, c’est trop »
En cause, la mise en place successive