L’Institut régional du travail (IRT) d’Occitanie aura donc vécu 23 ans. Symbole cruel, c’est le 1er mai que les contrats de ses trois derniers salariés seront suspendus par l’Université Toulouse Jean Jaurès, dont l’IRT est une « composante autonome ». Dans un communiqué du 14 avril, l’université, présidée par Emmanuelle Garnier, évoque un « fonctionnement institutionnel ne répondant plus au cadre statutaire et réglementaire applicable (…) » pour justifier la « suspension transitoire » de la structure. Aucun calendrier n’est avancé et les salariés craignent une fermeture définitive.
Créé en 2003 et cogéré par l’Université Jean Jaurès et les syndicats CFDT, CGT et FO, il est le plus jeune des IRT mis en place après guerre par le mouvement d’éducation populaire et ouvrier. Au croisement de l’université et du mouvement syndical, les IRT permettent aux syndicalistes, conseillers prud’homaux, élus en CSE, et candidats à une validation des acquis de l’expérience militante (VAE), de suivre des formations universitaires sur le droit du travail, les risques psycho‐sociaux, l’extrême‐droite et l’entreprise ou la transition énergétique, par exemple. À l’IRT Occitanie, environ 200 personnes bénéficient chaque année des enseignements d’une vingtaine d’intervenants extérieurs.
Une formation gratuite
Selon nos informations, l’Université Jean Jaurès voudrait transférer les activités de l’IRT à son service de la formation continue et de l’apprentissage (SFCA). « C’est une rupture …