La deuxième séance du mandat a commencé par une polémique. En vertu de ses prérogatives de président réélu sans surprise lors du conseil d’installation du 9 avril, Jean‐Luc Moudenc a décrété que les groupes politiques ne feraient aucune déclaration avant les votes. Une décision contraire aux habitudes et au règlement de fonctionnement de cette assemblée.
Pour le maire‐président, la séance du jour n’est que la continuité de celle de la semaine précédente. « Aujourd’hui, c’est un conseil spécifique. Il y a beaucoup de désignations. La logique est de se concentrer dessus. Il y a eu un conseil la semaine dernière. C’était plus politique et moins fonctionnel qu’aujourd’hui », argumente‐t‐il.
Régis Godec pour les écologistes, et François Piquemal pour LFI, s’émeuvent de cette décision les privant d’un espace d’expression. « C’est moi qui ai le pouvoir de police dans cette assemblée, c’est moi qui préside et qui fixe l’ordre du jour. Ce n’est pas moi qui l’ai décidé. C’est la loi. Je suis là pour ordonner les débats, ne vous en déplaise », leur rétorque le président de Toulouse métropole.
« C’est la première fois que vous décidez de ne pas donner la parole en liminaire. Ce n’est pas conforme au règlement intérieur. C’est un mauvais signe que vous donnez aujourd’hui », insiste tout de même Isabelle Hardy, élue toulousaine Générations, siégeant dans le groupe socialiste d’opposition.
Alors que l’escarmouche a passablement agacé les deux camps, l’élection des représentants de la collectivité au sein de différents organismes satellites de la métropole leur fournit un nouveau sujet de discorde. L’opposition – qui représente environ 20 % des élus – déplore de n’avoir été invitée à candidater que pour dix de ces structures. « Vous ne nous avez jamais dit qu’on pouvait candidater au SMTC (syndicat mixte des transports en commun NDLR) », s’étonne ainsi Régis Godec. « Vous aviez connaissance de l’ordre du jour, vous pouviez donc candidater », lui répond Jean‐Luc Moudenc.
Représenter Toulouse métropole sans y siéger
Ces échanges sont également l’occasion d’apprendre qu’on peut représenter la collectivité sans y être élu. Christine Gennaro‐Saint, par exemple, a perdu les élections à l’Union dès le premier tour face au maire sortant divers gauche Marc Péré. Elle a beau ne pas siéger à Toulouse métropole, Jean‐Luc Moudenc a pourtant proposé son nom dans …